l’eglise saint-vincent

 

 

 

Textes d’Archives                                           CARDEILHAC (31) –

Eglise Saint-Vincent

  Les travaux antérieurs

dresser un nouveau projet plus sérieusement

  • Les travaux antérieurs
  • (Archives départementales de
  • Haute-Garonne ; Archives
  • diocésaines).
  • 15 mars 1847 – Traité de gré à gré
  • entre la mairie et M. Descaillaux,
  • mécanicien, pour la confection et
  • mise en place d’une horloge pour
  • l’église de Cardeilhac.
  • (AD – cote 2O108-3 – fichier IMG 680)
  • « La dite horloge sera renfermée dans une caisse
  • en bois qui sera placée dans une loge que je m’oblige à construire au levant du clocher, le corps de l’horloge sera construit en bons
  • matériaux choisis, tels que fer, acier et cuivre (…) »
  • 16 septembre 1847 – Procès-verbal
  • d’adjudication de la fourniture et du
  • placement au clocher de la commune
  • de Cardeilhac d’une cloche pesant
  • 690 kilogrammes.
  • (AD – cote 2O108-3 – fichier IMG 691)
  • 13 mars 1867 Lettre du Garde des
  • Sceaux au Préfet de la Haute-
  • Garonne.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 483)
  • « Monsieur le Préfet,
  • Vous avez reproduit la demande de secours pour la restauration de l’église de Cardeilhac que je vous avais renvoyée afin de faire apporter au projet des travaux différentes modifications indiquées dans ma dépêche du 27 juillet 1866.
  • Il résulte de l’examen des divers documents du dossier que l’architecte, au lieu de faire l’étude nouvelle qui lui était demandée, s’est contenté d’apporter à son travail primitif quelques modifications    imparfaites    qui    laissent notamment subsister la disposition défectueuse des fermes combinées sans entraits. Je ne peux donc, Monsieur le Préfet, que vous renvoyer une seconde fois le dossier de l’affaire en insistant pour que l’architecte soit invité à étudié, dans l’esprit des observations qui lui ont été précédemment transmises et de manière notamment à améliorer la disposition de la façade principale. Il devra en outre indiquer au moyen de dessins, l’état actuel de l’édifice et son aspect nouveau après l’exécution des travaux projetés ».
  • 27 octobre 1869 Devis de travaux
  • supplémentaires : Modification sup-
  • plémentaire à faire subir au projet de
  • l’église de Cardeilhac.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 451)
  • « La municipalité a délibéré pour faire établir la face du côté de la route et de trois pans coupés des parties des murs les plus visibles à exhausser en pierre de taille sur ces faces comme l’ancien mur au lieu de la maçonnerie selon le devis, comme aussi les contreforts qui devaient être en maçonnerie seront en pierre de taille, le tout sera uniforme bien plus solide et monumental, celle des contreforts et les angles sera taillée unie et bien jointe.
  • Cette pierre sera travaillée à la pointe et par assise de 0 m 20 à 0 m 30 environ chacune de la même couleur de l’ancienne face autant que possible posée avec bon mortier de chaux de bonne qualité et sable de rivière exempt de matières terreuses.
  • Développement à la face du mur à élever sera de 30 m 60 sur 3 m 30 de hauteur, 0 m 15 à 0 m 25 d’épaisseur pour entrelacer et lier avec la maçonnerie ; la moyenne sera 0 m 20, 4 contreforts pour contrebuter à la nef le socle au niveau du carrelage de 1 m 10 de hauteur sur 0 m 70 de côté et 0 m 78 de saillie,
  • Contrebas sur sol de 0 m 90 sur 0 m 37 et 0 m 85,
  • Contrefort sur socle de 5 m 10 sur 0 m 60 et 0 m 70 de saillie,
  • Le glacis de 0 m 60 sur 0 m 73 et 0 m 30 la moyenne sera de 0 m 52 et 0 m 80,
  • Entre les deux glacis 1 m 75 sur 0 m 50 et 0 m 30,
  • Le glacis d’en haut de 0 m 75 sur 0 m 50 et 0 m 16,
  • Autant pour l’autre au midi,
  • Un du nord sera le même sauf le contrebas du sol à déduire,
  • 2 socles dans l’intérieur de la chapelle au nor l’un de 1 m 10 sur 0 m 70 et 0 m 40 ,
  • Au-dessus de 6 m sur 65 et 0,40 m,
  • Sur la retraite de 1 m 75 sur 0 m 50 et 0 m 30,
  • et le glacis 0 m 60,

  • Cardeilhac.
  • Les 2 glacis du milieu sur les toitures, Un contrefort au nord du sanctuaire pareil à celui du midi, le socle de 23 m 15 sur 0 m 90 de côté sur 1 m 15 de saillie,
  • Au-dessus jusqu’à la retraite du glacis de 4 m sur 0 m 95 et 0 m 70,
  • Le glacis de 1 m et 0 m 70 la moyenne sera de 0 m 75 sur 0 m 80 de hauteur et 0 m 70 de largeur,
  • Au-dessus de la retraite de 1 m 75 sur 0 m 50 et 0 m 60,
  • Le glacis d’en haut de 0 m 75 sur 0 m 50 et 0 m 60,
  • Le socle de côté du contrefort au nord de sacristie ayant 2 m 15 de hauteur sur 1 m 15 de largeur et 0 m 40,
  • Pour arriver au-dessus du mur de la sacristie, 2 m de hauteur 0 m 95 sur 0 m 70,
  • Jusqu’au glacis de 1 m 80 sur 0 m 95 et 0 m 70,
  • Autant au-dessus de la toiture du côté du midi,
  • Au-dessus de la retraite, même cube que celui du nord,
  • Autant pour l’autre au midi, Pour exhausser le contrefort du midi de 0 m 70 sur 0 m 95 et deux mètres de hauteur à la retraite,
  • Au-dessus de la retraite comme au nord,
  • La pierre de taille de la face des murs et contreforts,
  • Le socle d’une face d’un angle de la chapelle aura 1 m 10 sur 0 m 80 et 3 m 20 cubant,
  • Au-dessus de 5 m sur 0 m 70 et 0 m 20 cubant,
  • Le glacis de 0 m 80 sur 0 m 70 et 0 m 20 cubant,
  • Pour trois semblables,
  • En contrebas de deux faces de 1 m 80 sur 1 m 10 et 20,
  • Le socle de la sacristie de 0 m 50 sur 0 m 60 et 20,
  • Au-dessus de 3 m 50 sur 0 m 70 et 0 m 20,
  • Total d’une face,
  • Pour trois semblables.
  • Le mètre cube de pierre de taille est porté au devis à 65 f, taillée unie. Et l’entrepreneur devra la travailler à la pointe piquée, d’assise et la placer sur le haut de l’église en compensation, de l’unir au même prix,
  • A déduire pour la maçonnerie qui devait être en moellons, chaux et sable à la place de la pierre de taille.
  • Fouilles des fondations de la sacristie –
  • Longueur au nord 5 m 26 sur 1 m 25 et 1 m,
  • Au mur de midi 5 m 26 sur 1 m 15 de profondeur moyenne et 0 m 60 d’épaisseur,
  • Au levant 4 m 55 sur 0 m 94 de profondeur et 0 m 60,
  • Fouille au contrefort,
  • Un glacis cube 0 m 420 pour 2,
  • Au-dessus de la retraite, même cube que celui du nord,
  • Autant pour l’autre au midi,
  • Pour exhausser le contrefort au midi de 0 m 70 et 0 m 95 et deux mètres de hauteur à la retraite,
  • Au-dessus de la retraite comme au nord,
  • La pierre de taille de la face de murs et contreforts,
  • Le socle d’une face d’un angle de la chapelle aura 1 m 10 sur 0 m 80 et 0 m 20,
  • Au-dessus de 5 m sur 0 m 70 et 0 m 20,
  • Le glacis de 0 m 80 sur 0 m 70 et 0 m 20,
  • Total d’une face,
  • Pour trois semblables,
  • En contrebas de deux faces de 1 m 80 sur 1 m 10 et 20,
  • Le socle de la sacristie de 0 m 50 sur 0 m 60 et 20,
  • Au-dessus de 3 m 50 sur 0 m 50 et 0 m 20,
  • Total d’une face,
  • Pour trois semblables,
  • Maçonnerie de la fondation de la sacristie ayant 15 m 07 de pourtour sur 0 m 60 d’épaisseur et 1 m 85 de profondeur moyenne,
  • Les murs au-dessus de 15 m 07 de pourtour sur 4 m 20 de hauteur de 0 m 50 d’épaisseur, (…). »
  • 14 novembre 1869 Extrait du
  • registre des délibérations du conseil
  • municipal de la commune de
  • Cardeilhac.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 449)
  • « (…) Considérant que le devis relatif à la restauration de l’église de la commune de Cardeilhac, dressé par M. Castex architecte, approuvé le 12 mai dernier et dont les travaux sont en cours d’exécution en conformité du procès-verbal d’adjudication sous la date du 24 juin dernier, porte que les contreforts à construire en entier, que ceux à exhausser ainsi que les murs à exhausser dans le corps de l’église seront en maçonnerie pierre moellon recrépie ;
  • Considérant que les murs existant de la face du corps de l’église du côté de la route et des trois pans coupés sont en pierre de taille à la face extérieure du mur, que les contreforts existant encore sont en pierre de taille et qu’il convient pour la solidité et la régularité de l’édifice de continuer les murs de la face du corps de l’église du côté de la route et des trois pans coupés, ainsi que les contreforts en pierre de taille de la même manière que ceux existant. Tous les contreforts à construire en entier devront être en pierre de municipal de la  commune de taille, ceux à l’aspect du midi pour la régularité de l’édifice, et ceux à l’aspect du nord pour la solidité du mur qui se trouvera en entier construit en pierre moellon ;
  • Considérant   que   cette   modification   est nécessaire pour la solidité et pour la régularité de l’église, que la commune pourvoira au supplément de la dépense au moyen du produit de la vente d’une coupe de bois dont le conseil municipal commande la vente par délibération de ce jour ;
  • Vu le devis supplémentaire relatif aux travaux ci-dessus mentionnés dressé par le Sieur Castex architecte, le 27 octobre dernier et auteur du projet primitif ;
  • Le conseil municipal approuve ledit devis se montant à la somme de 3311,16 f et en vote la dépense (…). »
  • 19 Mars 1870 – Lettre de l’architecte
  • diocésain Chambert au Préfet de la
  • Haute-Garonne.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 441)
  • « Monsieur le Préfet,
  • Pendant    qu’on    exécute    les    travaux d’agrandissement et de restauration de l’église de Cardeilhac, on a reconnu qu’il serait plus convenable de faire une partie des maçonneries prévues en moellons, en pierre de taille. Cette modification a été indiquée au devis que vous m’avez chargé de vérifier ; des notes et des renseignements qui m’étaient nécessaires pour vous adresser mon rapport viennent de m’être fournis, aussi je m’empresse de remplir la mission que vous m’avez confiée.
  • Pour donner au bâtiment qu’on exécute une plus  grande  importance,  et  avoir  plus d’harmonie avec les parties anciennes, on propose aujourd’hui l’emploi de la pierre taillée au lieu d’une maçonnerie de moellons sur la façade et les contreforts.
  • La modification doit entraîner un supplément de dépense de 3311,16 f qui serait payé par un don de 500 f offert par la fabrique et par le produit de la vente d’une coupe de bois.
  • Cette modification me paraît justifiée, et je crois qu’il y a lieu de l’autoriser si rien ne s’oppose à la vente de la coupe de bois qui est sollicitée et dont le produit payera une partie de cet excédent de dépenses (…). »
  • 26 Juin 1870 Certificat de
  • paiement établi  par l’architecte
  • Castex au profit de M. Brun,
  • charpentier,  pour  ses  travaux
  • exécutés à l’église.
  • (AD – cote 2O108-3 – fichier IMG 659)
  • 13 Novembre 1870 – Métré et
  • décompte des travaux exécutés à
  • l’église de Cardeilhac.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 428 et suivants)
  • « L’an mil huit cent soixante dix et le treize novembre, nous Castex, architecte, expert, nommé par Monsieur le Maire de Cardeilhac et par la veuve Brun à l’effet de procéder au métré et décompte des travaux exécutés à l’église de Cardeilhac ; de vérifier les matériaux de la démolition    de    l’ancienne    église    que l’entrepreneur avait pour 3025,21 à-compte du montant de l’adjudication, sans rabais pour les utiliser à la nouvelle construction, tous ceux qui auraient été reconnus par l’architecte pour être mis en œuvre et le débris de mauvais matériaux des art. désignés dans l’estimation du 11 juin 1868 restaient au compte de la commune, comme       aussi       de       reconnaître l’approvisionnement des matériaux qui se trouvent sur le chantier ou à la carrière de St Marcet et enfin de régler tout compte à ce jour puisque les parties sont d’accord de renverses la continuation des travaux à effectuer à M. Labernese entrepreneur, et qui ne sera valable qu’après autorisation préalable de l’autorité compétente.
  • Ce préliminaire posé, nous étant rendu sur les lieux pour dresser le plan, prendre les mesures et cotes nécessaire afin d’opérer comme suite, conformément aux plans, devis approuvés le 12 mai 1869 et par procès-verbal d’adjudication du 24 juin dernier, comme aussi la modification approuvée le 22 avril 1870.
  • Désignation des travaux
  • Chapitre 1er
  • Fouilles des fondations au contrefort n° 1 de la nef au nord, n° 2 côté de la nef, n° 3 côté du sanctuaire au nord, n° 4 côté de la sacristie.
  • Fouilles du mur de la sacristie au nord n° 5, celle du mur du midi, celle du mur du levant.
  • Fouilles de la chapelle au couchant n° 6, celle du mur du midi, celle du mur du levant, celle du contrefort n° 7.
  • Chapitre 2ème
  • Maçonnerie  des  fondations  et  murs, au contrefort n° 1 au nord de la nef, n° 2 côté de la nef, n° 3 côté du sanctuaire, n° 4 côté de la sacristie.

  • des   délibérations
       du   conseil
  • Maçonnerie  du  contrefort  au-dessus des fondations,
  • Fondation du mur de la sacristie au nord,
  • Fondation du midi,
  • Fondation au levant de la sacristie,
  • Fondation de la chapelle au couchant n° 6,
  • Fondation au mur du midi,
  • Fondation au mur du levant,
  • Maçonnerie de la fondation du contrefort n° 4,
  • La fondation du contrefort n° 8 est le même cube,
  • Maçonnerie pour exhausser la chapelle au nord,
  • Maçonnerie pour élever les murs de l’église au nord,
  • La partie restante plus basse au levant,
  • Maçonnerie sur le vieux mur de l’autel,  Entre les 2 anciens contreforts sur le vieux mur,
  • Entre le contrefort et la chapelle,
  • Maçonnerie à l’ancienne porte de la sacristie,
  • Maçonnerie à côté de l’arceau de la chapelle nord,
  • Les 3 murs de la sacristie produisent …
  • Les 3 murs de la chapelle 1ère partie…2ème partie de moins d’épaisseur ….
  • Les arceaux des chapelles sont portés comme pleins   jusqu’au   centre   des   ogives   en compensation des centres, (…).
  • Pour percer le mur et placer le cadre en pierre de taille de la porte de la sacristie et garnir les côtés,
  • Pour percer les murs et placer les cadres de fenêtres à la chapelle et 3 au sanctuaire,
  • Pour tailler, percer et garnir de maçonnerie les 4 piédroits des chapelles jusqu’à la naissance de l’ogive.
  • Chapitre 4ème pierre de taille 4 cadres de fenêtres au sanctuaire,
  • 2 cadres doubles aux chapelles,
  • 3 cadres à la sacristie,
  • 1 cadre de porte à la sacristie,
  • Pierre de taille de la démolition ou de St Marcet suivant la modification approuvée le 22 avril 1870.
  • Le contrefort n° 1 au nord de la nef,
  • Au dessus de la partie faite,
  • L’autre n° 2 au socle,
  • Au dessus de socle la partie faite
  • Socle de contrefort n°3,
  • Au-dessus jusqu’au glacis,
  • Le glacis sur le haut,
  • La partie droite au-dessus de glacis,
  • Glacis au bout de contrefort n° 4,
  • Au n° 5 la partie retaillée en moyenne,
  • Le glacis au-dessus comme l’autre n° 4,
  • Le bout de 6ème contrefort,
  • Pierre de taille de la face du mur au levant,
  • L’autre partie entre le contrefort et la chapelle,
  • Un angle de la sacristie, le socle,
  • Au-dessus jusqu’à la toiture,
  • Contrebas du socle au midi,
  • L’autre angle au-dessus de contrebas,
  • L’angle de la chapelle au socle,
  • Le socle en contrebas du sol,
  • Au-dessus de la retraite,
  • Autant pour l’autre angle, 2 contreforts sur les murs de la chapelle nord,
  • Pour l’autre au couchant, 1 assise à gauche sur le mur du sanctuaire,
  • L’autre partie sur le mur de l’autel,
  • Pierre de taille sur le chantier non posée :
  • 1 cadre de fenêtre,
  • 1 seuil ou accoudoir de fenêtre.
  • Chapitre 3 – Charpente
  • Le couvert de la sacristie avec les matériaux de démolition et fournis par l’entrepreneur Brun.
  • Les pièces de bois gros cubent selon le devis,
  • La couverture avec chevrons lattis et tuile, les deux pentes au faîtage,
  • Une pente d’un angle, le triangle aura autant pour l’autre angle de toiture.
  • Les matériaux de la démolition ancienne des murs et pierre de taille étant reconnu par les deux parties, l’avoir utilisée dans la construction fait ou sur chantier, sera employée avec ce qui reste sans rabais par M. Labernese suivant l’estimation qui suit. Les deux parties des murs à démolir aux ouvertures des chapelles restent à M. Labernese et moyennant 15 f pour finir les deux arceaux des chapelles. 25 chevrons neufs sur le chantier,
  • La charpente ancienne a été démolie par
  • l’entrepreneur Brun et les matériaux qui sont sur chantier doivent être utilisés par M.
  • Labernese et doit aussi faire compte sur le montant de son entreprise comme faisant suite de la première,
  • La tribune reste à démolir, évaluée…
  • Planches, lambourdes de l’ancienne sacristie et tous les fers de charpente…
  • Montant de la charpente qui était démolie …
  • Mais il reste à démolir de cette charpente pour…
  • Montant des travaux exécutés et la valeur des matériaux sur chantier que les deux parties ont déclaré accepter le décompte ci-dessus (…). Signé Castex. »
  • 15 août 1872 – Lettre de l’architecte
  • diocésain Chambert au Préfet de la
  • Haute-Garonne.

  • 27 avril 1873
    Extrait du registre
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 407)
  • « Monsieur le Préfet,
  • Monsieur le Maire et le Conseil Municipal de la commune de Cardeilhac ont soumis à votre approbation une modification au projet de restauration de l’église déjà approuvé et en cours d’exécution.
  • La modification consiste à établir en pierre de taille des carrières de St Marcet les colonnes et demi-colonnes devant supporter les voûtes de l’église.
  • Des plans et devis descriptifs et estimatifs dressés par M. l’architecte Castex indiquent les motifs des modifications et font connaître le montant supplémentaire de la dépense évaluée à 1453 f 23.
  • Les délibérations du conseil municipal du 19 mai, du 7 juin dernier approuvent le projet de modification et votent le crédit nécessaire pour l’exécution des travaux.
  • Le projet d’employer pour les colonnes et les demi-colonnes la pierre de taille peut être accepté et si les travaux sont faits avec soin, intelligence, sous une sérieuse surveillance, il y a lieu de reconnaître que la modification sans entraîner une dépense considérable produira un bon et bel effet pour l’ornementation de l’église.
  • Mais pour obtenir au point de vue de la solidité un résultat satisfaisant, il est important que la pierre neuve soit de la 1ère qualité surtout posée sur le lit de carrière et non en délit. Si on veut éviter de fissurer des cassures ; aussi n’est-il pas utile  de  donner aux  blocs  la  hauteur considérable de 1 m … , des assises de 30, 40, 50 c alternées régulièrement et croisées, paraissent suffisantes : il faut que la nouvelle  pierre soit soigneusement incrustée dans la vieille maçonnerie qui ne devra être percée qu’au fur et à mesure qu’un bloc aura été posé et scellé. Il y a lieu de prendre toute les précautions les plus minutieuses afin d’éviter un délitement   dans   l’ancienne   maçonnerie.
  • L’emploi des ciments de Wassy, de Grenoble … devrait être prescrit pour la pose au lieu des mortiers d’usage.
  • L’auteur du projet n’a pas indiqué les travaux nécessaires pour établir les colonnes et les demi- colonnes, c.a.d. les fondations : il est probable que ces fondations sont déjà exécutées.
  • En résumé, le projet d’employer de la pierre de taille peut être approuvé ainsi que la dépense
  • indiquée dans la délibération sus-visée, en
  • conseillant à M. le Maire d’avoir égard aux
  • observations que je viens de faire relativement à
  • l’emploi de la pierre et de prescrire une
  • surveillance des plus actives dans l’exécution des
  • 29 août 1872 – Devis de travaux
  • supplémentaires     établi     par
  • l’architecte Castex : Modification
  • supplémentaire à faire subir au
  • projet de l’église de Cardeilhac,
  • approuvé le 12 mai 1869 et par procès-verbal
  • d’adjudication du 24 juin 1869.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 403)
  • « La municipalité a délibéré pour faire établir
  • 14 demi-colonnes trilobées et huit aux chapelles
  • dans l’intérieur de l’église de Cardeilhac, en
  • pierre de taille au lieu et place de la maçonnerie
  • selon le devis, par ce moyen l’édifice sera
  • monumental, bien plus solide en les reliant aux
  • vieux murs afin de soutenir la voûte.
  • Ces demi-colonnes seront en pierre de taille de
  • St Marcet de la meilleure carrière, travaillées à
  • boucharde et à la pointe fine bien unie, placée
  • de son lit de carrière et par assise des blocs de 0
  • m   50   de   hauteur   environ   alternées
  • régulièrement, croisées et incrustées de 0 m 30
  • dans la vieille maçonnerie qui ne devra être
  • percée qu’au fur et à mesure que l’on bâtira,
  • bien scellée avec mortier de chaux hydraulique
  • de Saraman au canton de Lisle-en-Dodon et
  • sable de rivière bien grainé, passé à la claie et
  • exempt de matière terreuse, les joints des pierres
  • seront d’environ 0,004 m d’épaisseur avec
  • ciment de Grenoble. Le tout proprement
  • travaillé avec socle à pan coupé, moulures des
  • bases et chapiteaux, d’un style gothique varié et
  • mis en place suivant les règles de l’art.
  • La maçonnerie des fondations est portée au
  • devis.
  • Le socle de l’église cubé en pierre brute aura 0
  • m 75 de largeur sur 0 m 42 pointe formant 2
  • triangles et 0 m 78 de hauteur,
  • La base avec moulure de 0 m 75 sur 0 m 42 en
  • pointe et 0 m 28,
  • La prise de 0 m 55 sur 0 m 30 et 0 m 28 de
  • hauteur,
  • Le fut trilobé cubé brut en triangle en saillie de
  • 0 m 65 sur 0 m 35 en pointe et 3 mètres de
  • hauteur,
  • Les trois prises forment 1 m 50 de hauteur et 0
  • m 55 sur 0 m 30 de côté carré,
  • Le chapiteau de 0 m 90 sur 0 m 60 et 0 m 65 de
  • hauteur cube comme carré,
  • Une demi-colonne trilobée cube 1 m 144.
  • Pour 13 semblables cubant 14 m 872.
  • Les demi-colonnes trilobées pour remplir les
  • angles des chapelles seront scellées et adossée
  • par côté et adhérant au moyen d’agrafes en fer
  • s’il est reconnu nécessaire dans ce cas le fer
  • serait payé en sus.
  • travaux. »
  • taillées au ciseau avant la pose et ragréées sur
  • Une base à pan coupé et moulures de 0 m 30 de
  • côté sur 0 m 67 de hauteur cubant 0 m 60,
  • Le fut d’environ 5 pièces de 0 m 28 de côté sur
  • 2 m 55 de hauteur cubant 0 m 199,
  • Le chapiteau de 0 m 55 de côté sur 0 m 40 cube
  • 0 m 88,
  • Une demi colonne cubant 0 m 347, pour 7
  • semblables cubant 2 m 429.
  • La pierre des cadres de fenêtres taillée à pan
  • coupés et glacis est portée au devis y compris le
  • transport à 65 f le mètre cube de Seglan, celle
  • de St Marcet plus près du chantier, travaillée à
  • demi-rond ou pan coupé, c’est à peu près et doit
  • être au même prix.
  • Pour traiter les moulures de 14 bases estimées à
  • 8 l’une, 8 autres aux chapelles à 4 f l’une,
  • 14 chapiteaux d’un style gothique varié avec
  • moulures sculptées et dont les plans profilés et
  • l’indication de l’architecte estimés pour le travail
  • d’un à 35 francs,
  • 8 autres aux angles des chapelles d’une demi-
  • dimension à 20 f l’un.
  • Pour percer dans les murs vieux, la pose de la
  • pierre et le ravalement, le coût du transport en
  • plus de la chaux de Saraman à l’ordinaire et
  • ciment à 9 f le mètre cube ;
  • (…). »
  • 28 Octobre 1872 Lettre de
  • l’architecte diocésain Chambe

    rt au

  • Préfet de la Haute-Garonne.
  • (AD – cote 4V15-3 – fichier IMG 399)
  • « Monsieur le Préfet,
  • Conformément à votre invitation, j’ai examiné
  • le nouveau dossier relatif aux travaux de l’église
  • de Cardeilhac.
  • Suivant mon rapport du 15 août dernier,
  • diverses indications avaient été présentées, afin
  • que les travaux projetés à l’occasion des
  • colonnes engagées dans les murs soient faits
  • avec certaines précautions.
  • L’auteur du projet, M. Castex, architecte, s’est
  • conformé aux avis qui ont été donné, il a dressé
  • un nouveau devis qui me paraît remplir le but
  • espéré : la dépense se trouve un peu augmentée.
  • Elle sera de 1771,24 f. Le conseil municipal,
  • dans la délibération du 1er novembre dernier, a
  • approuvé le devis ainsi que la dépense.
  • Dans l’état où se trouve le dossier, je puis vous
  • proposer aujourd’hui, Monsieur le Préfet, de
  • donner votre approbation. »
  • 20 février 1873 – Métré et décompte
  • de travaux exécutés par M. Moudens
  • entrepreneur.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 378)
  • « Métré et décompte de travaux exécutés
  • conformément aux plan et devis de l’église de
  • Cardeilhac et de la cession sous seing privé
  • consentie par la veuve Brun représentant feu
  • son mari décédé après avoir dressé le métré et
  • décompte de travaux exécutés ou fourniture de
  • matériaux sur le chantier, pour compte des
  • héritiers Brun, les sieurs Labernese et Moudens
  • sont devenus entrepreneurs associés pour la
  • continuation des ouvrages selon les conditions
  • prescrites aux plan et devis approuvés le 18
  • juillet 1869 et la modification du 27 octobre
  • suivant. Par suite, le sieur Moudens est resté seul
  • entrepreneur pour la continuation des ouvrages
  • à faire suivant jugement du tribunal de
  • commerce de St Gaudens rendu le 24 janvier
  • 1873.
  • Métré et décompte fait contradictoirement avec
  • Moudens, et résumé du 1er.
  • Désignation des travaux :
  • Fouilles des fondations,
  • Maçonnerie  des  fondations  et  murs  en
  • élévation,
  • Enduit des murs à l’extérieur,
  • Pierre de Seiglan,
  • Pierre de taille de la démolition de St Marcet en
  • place,
  • Pour percer les murs et placer le cadre de la
  • porte de la sacristie et garnir les encadrements,
  • Charpente en chêne avec les matériaux de
  • l’ancienne église,
  • 7 étriers avec deux boulons et chevilles,
  • La couverture : ceux qui sont portés au devis,
  • Le surplus, le couronnement et faîtage aux
  • égouts (…). »
  • 30 Mars 1873 – Lettre de l’architecte
  • diocésain Chambert au Préfet de la
  • Haute-Garonne.
  • (AD – cote 4V15-3 – fichier IMG 378)
  • « Monsieur le Préfet,
  • Le Conseil municipal de la commune de
  • Cardeilhac vous a soumis une délibération par
  • laquelle il vote la dépense de 945 f 51 pour des
  • fondations à exécuter pour supporter les piliers
  • dans l’église donnant naissance aux retombées
  • des voûtes.
  • Une première fois, j’ai examiné le projet de ces
  • piliers et dans mon rapport du 15 août 1872,
  • j’avais soulevé la question des fondations. Ce
  • rapport renferme en effet la phrase suivante :
  • l’auteur du projet n’a pas indiqué les travaux
  • qui sont indispensables pour établir les colonnes
  • et demi-colonnes c’est-à-dire, des Fondations : il
  • est probable que ces fondations sont déjà faites.
  • Le premier projet a été modifié et il ne fut tenu
  • aucun  compte  de  l’observation  sur  les
  • fondations ; bien plus, le devis approuvé en date
  • à mon avis du 22 octobre 1872 porte : la
  • maçonnerie des fondations est portée au devis
  • (signé Castex, 29 aout 1872). C’était la réponse
  • la plus ferme adressée à mon observation ci-
  • dessus indiquée (rapport du 15 août).
  • Aujourd’hui, on reconnaît qu’il n’y a pas de
  • fondation et l’on demande un crédit assez
  • considérable pour les exécuter.
  • En présence de ce qui a eu lieu et surtout
  • l’exagération dans les dimensions proposées au
  • devis du 17 mars, il convient de réclamer à M.
  • le maire les détails d’exécution et des plans avec
  • coupes pour connaître très exactement tous les
  • motifs du projet. Les colonnes ou piliers saillants
  • ont a peu près (les plus fortes) 60 c de large sur
  • 30 c de saillie. Le devis porte 1 m 62 sur 0,70 de
  • saillie.
  • Telle qu’elle se trouve en ce moment et en
  • l’absence des justifications indispensables, il n’y
  • a pas lieu d’approuver la délibération du conseil
  • municipal en date du 16 mars dernier. »
  • 18 avril 1873 Devis de travaux
  • supplémentaires     établi     par
  • l’architecte Castex.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 373)
  • « Modifications   supplémentaires   pour   les
  • fondations des colonnes trilobées dans l’intérieur
  • l’entrepreneur sur le métré qui a été dressé.
  • Tandis que pour établir des colonnes en pierre
  • de taille à côté des parties des murs vieux,
  • trouvant un mauvais sol et il fallait entrer dans
  • la fosse afin de faire mouvoir la pelle comme
  • l’on peut voir sur le profil de la coupe en travers
  • du sol de l’église, comme aussi la commune doit
  • faire creuser un fossé à l’extérieur du nord
  • jusqu’au dessous du sol de la nef pour
  • l’écoulement  des  eaux  afin  d’assainir  et
  • consolider l’édifice.
  • La maçonnerie des fondations sera en pierre
  • moellon chaux et sable comme il est dit au devis
  • et sur augmentation pour frais de transport à
  • raison du mauvais état actuel du chemin, à
  • cause des boues profondes occasionnées par
  • l’humidité du temps et des nombreux charrois
  • qui fréquentent le chemin des carrières de St
  • Marcet à l’église de Cardeilhac et du manque
  • d’ouvriers.
  • Les cinq tranchées des fondations de l’église et
  • les deux de la chapelle au nord seront remplies
  • de maçonnerie portant le même cube des
  • fouilles à raison de l’humidité qui se trouve de
  • ce côté, cubant l’une 2 m 60 pour 7.
  • Les deux au nord à côté de l’arceau de la
  • chapelle, et les 9 de l’église, la maçonnerie aura
  • 2 m 30 de profondeur sur 1 m 20 de longueur et
  • 0 m 70 de largeur, cubant l’une 1 m 73 pour 11
  • semblables.
  • Maçonnerie pour les 2 autres de la chapelle au
  • midi et deux à côté du clocher de 1,40 m de
  • profondeur sur 1 mètre et 0 m 70 de largeur
  • cubant l’une 0,98 pour 4,
  • Les 3 murs à exhausser de la chapelle au midi
  • produisant une longueur de 10 m 18 sur 0 m 58
  • d’épaisseur et 0 m 50 de hauteur,
  • Les  deux  parties  de  moins  d’épaisseur
  • produisent 5 m 52 et 0 m 50 de hauteur sur 0 m
  • 38 cubant (…). »
  • de l’église de Cardeilhac.
  • L’ancien cimetière était à côté de l’église au
  • midi, et au nord le sol du terrain se trouve au-
  • dessus du carrelage de la nef et pour avoir le
  • ferme et bien fonder lesdites colonnes afin
  • d’obtenir la solidité, il a fallu creuser à 2 m 30
  • de profondeur sur 1 m 62 de longueur et 0 m 70
  • de largeur une tranchée … 2 m 60 pour 14 de
  • l’église et 4 de la chapelle ayant la même
  • dimension fait 18 cubant 46 m 80.
  • Les 4 autres de la chapelle et à côté du clocher 1
  • m 40 de profondeur sur 1 m 50 de longueur et 0
  • m 60 de largeur cubant l’une 1 m 47 pour 4 à 5
  • m 88.
  • Les fouilles des colonnes en maçonnerie étaient
  • portées au devis primitif et sont précomptées à
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 369)
  • « (…) Vu un devis supplémentaire dressé le dix-
  • huit avril courant par M. Castex, architecte,
  • relatif aux fouilles et fondations des colonnes et
  • demi-colonnes à construire dans l’intérieur de
  • l’église de Cardeilhac se montant à la somme
  • totale de 912,28 f ;
  • Vu l’état de situation de la caisse municipale
  • permettant cette dépense ;
  • Vu le rapport du 30 mars dernier par lequel M.
  • l’architecte diocésain demande, à l’occasion
  • d’un premier devis pour le même objet, soumis
  • à l’approbation par délibération municipale du
  • 16 mars dernier, des explications sur les détails
  • d’exécution desdits travaux, et les plans avec
  • coupe pour connaître très exactement tous les
  • motifs dudit projet ;
  • Considérant que l’architecte auteur du projet
  • vient de refondre son devis du 17 mars dernier
  • d’après les observations de M. l’architecte
  • diocésain, en faisant connaître la nécessité de
  • faire des fondations plus grandes que celles
  • prévues au devis primitif ;
  • Considérant que les travaux dont il s’agit sont
  • pressants et indispensables pour la solidité de
  • l’édifice ;
  • Par ces motifs, le conseil approuve ledit devis
  • (…). »
  • 12  Juillet  1873    Lettre de
  • l’architecte diocésain Chambert au
  • Préfet de la Haute-Garonne.
  • (AD – cote 4V15-3 – fichier IMG 365)
  • « Monsieur le Préfet,
  • J’ai examiné le nouveau dossier qui vous a été
  • adressé par M. le Maire de Cardeilhac au sujet
  • des travaux à faire pour les fondations des piliers
  • dans l’église de cette commune.
  • Les renseignements qui ont été fournis en
  • réponse à mon rapport du 30 mars dernier
  • justifient et expliquent la nécessité d’exécuter les
  • travaux supplémentaires pour fondation et don
  • le montant d’après un nouveau devis, s’élève à
  • la somme de 912,28 F.
  • J’estime qu’en son état, il y a lieu de donner
  • votre approbation au projet qui vous est
  • soumis ».
  • 13 Juillet 1873 – Lettre du Sous-
  • Préfet de Saint-Gaudens au Préfet de
  • la Haute-Garonne.
  • (AD – cote 4V15-3 – fichier IMG 363)
  • « Monsieur le Préfet,
  • J’ai l’honneur de soumettre à votre approbation
  • une  délibération  par  laquelle  le  Conseil
  • municipal de Cardeilhac sur un rapport dressé
  • par   l’architecte  Castex,   sanctionne   les
  • modifications apportées dans la construction de
  • la  voûte  de  son  église  paroissiale  par
  • l’entrepreneur qui ne s’est pas conformé au
  • devis. Comme ces modifications ne paraissent
  • pas devoir compromettre la solidité de l’édifice
  • et que les habitants sont désireux de voir
  • terminer cette église dont ils sont privés depuis
  • longtemps, j’estime que la délibération peut être
  • approuvée, mais la substitution de moulures en
  • plâtre aux moulures qu’auraient dû former les
  • briques taillées pourrait être dans l’avenir une
  • cause   de   détérioration   permanente   et
  • constituant aujourd’hui pour l’entrepreneur une
  • économie, je pense qu’il est juste, tout en
  • approuvant la délibération, de ne le faire que
  • sous la réserve qu’il sera tenu compte à la
  • commune de la modification dont il s’agit dans
  • le règlement des travaux. »
  • 27 Mai 1876 – Projet établi par
  • l’architecte   Terrade   pour   la
  • réparation de l’église paroissiale et la
  • construction d’un clocher.
  • (AD – cote 4V15-3 – fichier IMG 254 et suivants)
  • « L’église de la paroisse de Cardeilhac étant
  • délabrée bien que les murs construits en
  • moellon  soient  dans  un  bon  état  de
  • conservation, le conseil municipal a résolu d’y
  • faire les réparations nécessaires à son entretien
  • et de construire un clocher dont elle est
  • dépourvue et que tous les habitants réclament
  • afin que le son des cloches se fasse entendre des
  • habitants disséminés sur un sol accidenté par de
  • nombreux coteaux.
  • Eglise. Les murs seront crépis à l’extérieur
  • après avoir enlevé le crépissage existant et gratté
  • les joints avec un crochet jusqu’au vif des
  • matériaux à une profondeur minima de trois
  • centimètres. Le mortier à employer tant pour les
  • enduits  que  pour  la  construction  sera
  • hydraulique et composé de deux parties de
  • chaux réduite en pâte forte de trois parties de
  • sable de rivière bien pur et dégagé de toute
  • Debernat. Les moulures et les arêtes seront
  • matière terreuse. La chaux sera éteinte en tas
  • sur la plate-forme en planches ou en briques où
  • sera fabriqué le mortier et sera employée dans
  • les vingt-quatre heures de son extinction.
  • Le parement intérieur des murs sera enduit en
  • plâtre fort de montagne et présentera un plan
  • bien dressé, les arêtes vives et sans flaches.
  • Le carrelage sera fait en carreaux de vingt huit
  • centimètres de côté bien plans et les joints taillés
  • et bien serrés. Après avoir préparé et nivelé la
  • forme, on répandra une couche de mortier
  • hydraulique de trois centimètres d’épaisseur sur
  • laquelle seront posés les carreaux en faisant
  • refluer le mortier dans les joints. La nef et le
  • sanctuaire seront voûtés en voûte d’arête faite
  • en double assise de brique posée à plat à joints
  • croisés, bien liées entre elles par une forte
  • couche de plâtre fort et enduite en dessous en
  • plâtre blanc de Tarascon (Ariège). Chaque
  • travée sera marquée par des arcs doubleaux faits
  • par sis assises de briques de champ cloisonnées
  • ayant quarante deux centimètres de hauteur et
  • trente cinq centimètres d’épaisseur, ces arcs
  • seront contrebutés par des cloisons triples
  • fermant reins jusqu’au point de rupture des arcs.
  • Les arcs diagonaux et les arcs formerets seront
  • faits en double assise cloisonnées et payées au
  • mètre carré. Les moulures su sanctuaire seront
  • seules payées au mètre courant.
  • La menuiserie des fenêtres sera faite à neuf en
  • bois de chêne ou de châtaignier de quatre
  • centimètres d’épaisseur, munies de vitrage, de
  • ferrure, de grillage en fil de fer et de peinture à
  • l’huile à trois couches, le tout assemblé au prix
  • porté au détail estimatif pour ma menuiserie des
  • fenêtres. La porte de la sacristie sera en même
  • bois que les fenêtres avec ferrures à pentures
  • apparentes, serrure, également peinte à l’huile.
  • Le portail d’entrée sera en bois de chêne ou de
  • châtaignier avec cadre et traverses de douze
  • centimètres de largeur sur cinq centimètres
  • d’épaisseur, les planches des panneaux seront
  • réduites à trente cinq millimètres d’épaisseur, le
  • tout assemblé selon des règles de l’art, avec
  • pentures, ferrures et peinture à l’huile selon les
  • indications qui seront fournies par l’architecte.
  • Enfin, la toiture sera remaniée à chantier ouvert
  • après la construction du clocher, l’entrepreneur
  • sera tenu de réparer le lattis s’il y a lieu, et de
  • compléter à ses frais le nombre de vingt-cinq
  • tuiles à canal par mètre carré dans le cas où il en
  • trouverait de cassées, soit par l’effet du temps
  • soit par suite des travaux qu’il aura exécutés.
  • Clocher. Pour éviter un tassement inégal qui
  • pourrait compromettre la solidité du clocher à
  • construire, on commencera par trancher le mur
  • de tête de l’église sur une largeur de quatre
  • mètres soixante centimètres représentant un
  • côté de la tour carrée de la base ; cette
  • démolition sera exécutée jusqu’au fond des
  • fondations. On creusera en même temps les
  • fondations des trois autres côtés de la tour
  • jusqu’au terrain qui est présumé être à deux
  • mètres en contrebas du seuil de la porte d’entrée
  • de l’église. Avant tout commencement de
  • construction, la fouille sera visitée et mesurée en
  • présence de M. le Maire, afin de s’assurer que le
  • terrain sur lequel reposera la maçonnerie est
  • d’une résistance suffisante.
  • La maçonnerie des fondations sera faite en
  • moellons posés à la main sur bain de mortier
  • hydraulique déjà décrit, refluant dans les joints ;
  • les débris de remplissage seront également posés
  • à la main et bien entourés de mortier.
  • La maçonnerie en élévation sera faite en
  • moellon piqué sur le parement vu avec mortier
  • hydraulique refluant dans tous les joints et
  • assises ; les plus petits moellons devront avoir
  • des dimensions convenables et cuber au moins
  • deux décimètres.
  • Les encadrements d’ouverture, les pilastres
  • portant colonnes, les cordons, corniches et
  • couronnements portant moulures, pinacles ;
  • socles etc, seront en pierre de taille de Furnes et
  • choisie parmi les meilleurs filons de la carrière :
  • il ne sera toléré aucune flache ni pierre tendre,
  • la pénétration dans la maçonnerie des murs
  • aura une moyenne de trente centimètres
  • d’épaisseur, ni plus de quarante centimètres de
  • hauteur d’assise. Les pierres seront posées
  • suivant leur lit de carrière, les assises pourront
  • avoir des hauteurs variables mais la maçonnerie
  • de remplissage devra toujours venir affleurer le
  • plan supérieur du voussoir en pierre pour que
  • l’assise  supérieure  repose  dans  toute  sa
  • pénétration sur une maçonnerie résistante.
  • Pour les angles des murs ne portant pas
  • moulures, l’entrepreneur pourra employer la
  • pierre de Cardeilhac provenant de la carrière de
  • place au besoin. Les dessins des arcatures,
  • colonnes, chapiteaux et moulures seront fournis
  • par l’architecte à mesure des demandes de
  • l’entrepreneur. Les pierres seront travaillées sur
  • le chantier et pourront être visitées avant leur
  • pose par M. le Maire, l’architecte et les
  • membres d’une commission qui pourra être
  • désignée  par  le  conseil  municipal.  La
  • commission de surveillance ne pourra donner
  • aucun ordre direct à l’entrepreneur : ses
  • observations seront transmises à M. le Maire qui
  • avisera.
  • Les vides des ouvertures seront déduits du cube
  • des maçonneries générales portées dans le
  • règlement du compte. La partie octogonale du
  • la direction des travaux. C’est pourquoi, M. le
  • clocher reposera sur les quatre murs de la tour
  • carrée et sur quatre consoles prises en
  • encorbellement successifs à un mètre quatre-
  • vingts centimètres en contrebas de la première
  • assise de l’octogone ; ces consoles et les murs
  • seront construits simultanément par assises
  • formant l’entier périmètre.
  • Le beffroi sera fait en bois de chêne équarri à
  • vive arête, sans aubier ni nœuds vicieux, sans
  • gerçure ni roulure, ayant au moins deux ans de
  • coupe. Tous les bois auront un équarrissage de
  • vingt  centimètre,  assemblés  à  tenons  et
  • mortaises, chevillés solidement. On aura soin de
  • laisser douze centimètres de vide entre les bois
  • et les maçonneries latérales du clocher.
  • Le dessus du porche et le plancher couvrant la
  • toiture seront faits en madriers de sapin de vingt
  • deux  centimètres  de  retombée sur  huit
  • centimètres de largeur, espacés de quarante
  • deux centimètres entre eux. Les planchers
  • pourront être en peuplier de trente cinq
  • millimètres d’épaisseur une fois blanchies et
  • mises en place, elles seront assemblées à rainure
  • et languette, et pointées au droit de chaque
  • lambourde ; la largeur des planches ne devra
  • pas dépasser vingt deux centimètres.
  • Le dessus du clocher sera voûté en double assise
  • de brique et ciment de l’usine Famchon, avec
  • chape en mortier de ciment. Ce mortier se
  • composera d’une partie de ciment et de deux
  • parties de sable fin de rivière parfaitement pur.
  • On fera d’abord le mélange à sec et on ajoutera
  • une quantité d’eau pure égale au poids du
  • ciment employé dans chaque gagnée.
  • Le mortier de la chape sera très consistant au
  • moment de l’emploi et fortement battu et
  • comprimé à la truelle. Le centre du dallage sera
  • élevé de quinze centimètres au-dessus de la prise
  • des gargouilles qui seront en pierre de taille
  • sculptées suivant le dessin qui sera donné à
  • l’entrepreneur.
  • La rose de la face du clocher sera vitrée en verre
  • de couleur montée sur châssis en fer avec
  • grillage en fil de fer galvanisé. Les baies du
  • clocher seront garnies d’abat-son en bois de
  • chêne à lames de vingt centimètres de largeur
  • sur trois centimètres d’épaisseur peintes à
  • l’huile à trois couches : ces lames seront retenues
  • par un cadre de chêne de cinq centimètres
  • d’épaisseur,   portant   rainures   de   deux
  • centimètres de profondeur dans lesquelles seront
  • fixées les lames en chêne, le tout bien chevillé
  • contre les murs.
  • Les seuils et marches seront en pierre dure
  • portant feuillure pour le battement des portes et
  • engagées au moins de vingt centimètres sous les
  • montants des ouvertures : la largeur des seuils
  • sera de trente centimètres, celle des marches
  • sera de quarante centimètres.
  • Les parties latérales du clocher seront occupées
  • par les fonts baptismaux d’un côté et par le
  • dépôt des chaises et l’escalier du clocher de
  • l’autre ; ces deux pièces seront fermées par un
  • portail en fer rondin monté sur cadre en fer
  • carré de vingt deux millimètres d’équarrissage.
  • Ces portes seront munies de serrures.
  • L’escalier sera fait en bois de peuplier de la
  • Caroline de quatre centimètres d’épaisseur pour
  • la marche et de vingt cinq millimètres pour la
  • contremarche. Le limon sera en bois d’ormeaux
  • de six centimètres d’épaisseur.
  • La toiture des fonts et du dépôt des chaises sera
  • faite en chevrons de chêne de douze centimètres
  • sur dix d’équarrissage, la postille sera jointive et
  • solidement fixée aux chevrons ; la couverture
  • sera faite en tuiles à canal entière et devra
  • absorber vingt-cinq tuiles par mètre carré. Les
  • chevrons seront soutenus par une panne en
  • sapin ou en chêne de vingt centimètres de côté
  • et appuyés à leur extrémité inférieure sur une
  • sablière de dix centimètres d’équarrissage.
  • Les ouvertures des tribunes seront munies
  • d’appuis en fer forgé, chaque barreau n’étant
  • espacé que de onze centimètres.
  • Au plus, ils seront recouverts par une main
  • courante en bois de cerisier ou de noyer.
  • Les planchers des tribunes latérales seront faits
  • de la même manière que ceux de la tour carrée
  • du clocher.
  • Pour toutes les conditions de l’entreprise,
  • l’entrepreneur sera soumis aux clauses du cahier
  • des charges inséré dans le recueil n° 2340 des
  • actes administratifs du département de la
  • Haute-Garonne. »
  • 17 septembre 1876 Extrait du
  • registre des délibérations du conseil
  • municipal de Cardeilhac.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 0341)
  • « (…)  Considérant  que  la  commune  de
  • Cardeilhac est depuis longtemps en souffrance
  • pour le service religieux à cause de la
  • reconstruction de son église dont les travaux
  • sont   en   ce   moment   suspendus,   faute
  • d’entrepreneur ;
  • Pour ce motif, le conseil municipal de
  • Cardeilhac a l’honneur d’exposer à Monsieur le
  • Préfet les faits suivants :
  • Par procès-verbal d’adjudication du 24 juin
  • 1869, les travaux de l’église de Cardeilhac
  • furent entrepris par le Sr Noel Brun qui se tua
  • sur le chantier.
  • Castex le refuse et ne veut pas abandonner
  • Sur l’instigation de M. Castex, architecte des
  • travaux, l’entreprise fut cédée par la veuve
  • Brun, aux sieurs Moudens et Labernesse. Ce
  • dernier se retira bientôt après et Moudens resta
  • seul jusqu’au jour où poursuivi pour attentat à
  • la pudeur, il se réfugia en Espagne. Condamné
  • par contumace par la cour d’assise de la Haute-
  • Garonne, l’entreprise fut résiliée. L’architecte
  • Castex dressa alors le décompte et le procès-
  • verbal de réception de tous les travaux, afin que
  • la commune put prendre un autre entrepreneur
  • pour terminer les travaux de l’adjudication ci-
  • dessus avec ceux du clocher, qu’elle veut faire
  • construire aujourd’hui.
  • Le conseil municipal reconnaissant l’incapacité,
  • l’incurie et la malveillance de l’architecte
  • Castex, vis-à-vis des travaux de l’église de
  • Cardeilhac, qui sont horriblement mal exécutés,
  • lui a demandé par délibération du 20 août
  • dernier, notifié le 26 du même mois, le compte
  • de ses honoraires afin de le désintéresser.
  • Préfet, le conseil municipal de Cardeilhac vous
  • prie de vouloir bien nommer un commissaire à
  • l’effet de constater mal façons et vices de cons-
  • truction qui existent et d’autoriser ensuite la
  • commune, après vérification, à réclamer à M.
  • Castex devant les tribunaux compétents, une
  • indemnité proportionnelle aux préjudices qu’il
  • lui a portés à raison de la réception des travaux
  • exécutés et soldés et donc une partie est à
  • refaire. »
  • 21 Janvier 1877 Rapport de Me St
  • Martin, notaire et expert géomètre
  • pour le mesurage et l’estimation d’un
  • terrain à acquérir par la commune.
  • (AD – cote 2O108-3 – fichier IMG 629)
  • (…) Après examen des lieux, nous avons
  • reconnu que ledit terrain à acquérir (…) était
  • indispensable à la commune pour faire à l’église
  • une avenue convenable et aussi pour l’assainir
  • par un fossé profond car le terrain de l’enclos
  • Lignac se trouve à un niveau d’environ 1,20 m
  • au-dessus du sol de l’intérieur de l’édifice. »
  • (Terrain acquis par la commune par acte de
  • vente du 10 juillet 1877).
  • 13 Juillet 1879 Lettre du maire de
  • Cardeilhac au Préfet de la Haute-
  • Garonne.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 0265)
  • « Monsieur le Préfet de la Haute Garonne,
  • J’ai eu l’honneur de vous envoyer le dossier
  • complet de l’église de Cardeilhac. Comme nous
  • avons été forcé de changer d’architecte, et que
  • les nouveaux plan et devis exigeront un temps
  • assez long pour leur examen, que l’état actuel de
  • l’église est dangereux pour les assistants et tout à
  • fait inconvenant pour les exercices religieux,
  • nous désirons diviser les travaux en deux
  • parties : la 1ère comprendra la toiture, la voûte,
  • les vitraux, c’est à dire tout le corps de l’église.
  • Quant au clocher qui doit être construit à neuf,
  • comprenant la seconde partie, nous attendons
  • que tout soit approuvé.
  • Pour la première, nous avons la somme
  • nécessaire, même davantage, pour la seconde,
  • nous espérons de votre bienveillance les secours
  • dont nous avons besoin, et l’autorisation
  • immédiate pour commercer les travaux de la
  • 1ère partie, dont le secours n’est pas nécessaire.
  • Daignez agréer, Monsieur le Sous-Préfet,
  • l’expression  de  mes  sentiments  les  plus
  • respectueux. »
  • 20  juillet 1879  –  Lettre de
  • l’architecte diocésain Chambert au
  • Préfet de la Haute-Garonne.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 0329)
  • « Monsieur le Préfet,
  • Le dossier relatif aux travaux de l’église de
  • Cardeilhac, qui vous a été soumis par M. le
  • Maire, ne peut en son état, recevoir votre
  • approbation ni être soumis au conseil général au
  • sujet de la demande d’un nouveau secours.
  • La situation de cette affaire, tant au point de vue
  • des constructions, qu’à celui des dépenses, laisse
  • beaucoup  à  désirer.  Cette  affaire  assez
  • importante ne peut recevoir une bonne solution
  • qu’en suivant une toute autre voie.
  • Il faudrait qu’un état exact des dépenses et des
  • travaux faits à ce jour fut dressé pour les
  • justifier : on a déjà beaucoup payé à des
  • entrepreneurs insolvables : il faudrait un devis
  • détaillé pour les travaux nécessaires pour
  • terminer l’entreprise déjà autorisée et qui en
  • étant abandonnée par les entrepreneurs, a mis le
  • plus grand désordre dans cette affaire, désordre
  • qui n’a pas permis à l’administration de recevoir
  • le montant du secours accordé.
  • Lorsque cette fâcheuse situation aura été
  • entièrement connue et qu’on aura terminé les
  • travaux   déjà   autorisé   et   qu’ils   seront
  • régulièrement admis, alors seulement on pourra

  • Considérant la nécessité de faire les réparations

  • s’occuper de nouveaux travaux soit pour le
  • clocher, soit pour tous autres objets.
  • En ce moment, il ne faut se préoccuper que de
  • procéder à la régularisation des travaux déjà
  • autorisés. En enchevêtrant ainsi qu’on l’a fait les
  • premiers travaux avec les nouveaux qu’on
  • voudrait exécuter, la commune est exposée à de
  • nouvelles complications et à subir de grands
  • mécomptes. »
  • 22 septembre 1879 Lettre de
  • l’architecte diocésain Chambert au
  • Préfet de la Haute-Garonne.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 0311)
  • « Monsieur le Préfet,
  • Dans mon rapport du 20 juillet dernier, j’ai eu
  • l’honneur de vous entretenir des travaux de
  • l’église  de  Cardeilhac.  A  la  suite  des
  • observations que j’avais du soumettre, le Conseil
  • Municipal a pris une nouvelle décision dans sa
  • délibération du 10 août qui consiste à faire
  • procéder par voie de régie à l’achèvement de
  • l’entreprise si malheureuse pour la commune et
  • qui a été résiliée le 18 avril 1874. En ce
  • moment, on renonce aux travaux du clocher et
  • à la demande de secours qui avait été présentée.
  • Les travaux à faire selon le devis général de
  • l’architecte pour les travaux indispensables
  • entraineraient une dépense de 7226,49 f.
  • D’après les renseignements qui m’ont été
  • soumis, il est certains que la situation de l’édifice
  • est des plus fâcheuses, qu’il est de toute
  • impossibilité d’y recevoir les fidèles : il y a par
  • conséquent urgence à laisser exécuter les
  • travaux par les moyens les plus expéditifs ;
  • d’ailleurs, après une résiliation de l’entreprise, le
  • chantier  se  trouve  dans  une  mauvaise
  • disposition d’ordre et rendrait l’introduction
  • d’un nouvel entrepreneur difficile et pouvant
  • soulever une infinité de difficultés, soit en
  • prenant possession du chantier, soit plus tard,
  • pour les règlements. Aussi, pour obtenir plus
  • d’activité et pour se soustraire aux divers
  • inconvénients qui peuvent arriver et que
  • j’entrevois, je pense qu’il est indispensable, ainsi
  • que le propose du reste M. le S. Préfet, dans sa
  • lettre du 13 juin dernier, d’approuver la régie
  • qui est parfaitement justifiée et qui sera conduite
  • et surveillée par l’architecte et les membres du
  • conseil municipal désignés nominativement
  • dans la délibération sus-visée. »
  • 27 Mars 1880 Traité de gré à gré
  • entre les artisans Pégot et Gieures et
  • le maire de Cardeilhac, pour le
  • parachèvement de l’église.
  • (AD – cote 2O108-3 – fichier IMG 650)
  • « Entre les soussignés Jean-Marie Pégot, tailleur
  • de pierre, Gieures François maître plâtrier, tous
  • deux habitants de L’Isle en Dodon et agissant
  • solidairement   d’une   part,   et   Monsieur
  • Debernat, Docteur en médecine et maire de la
  • commune de Cardeilhac, agissant comme
  • directeur de la régie à organiser pour le
  • parachèvement de l’église, d’autre part, a été
  • convenu et réciproquement accepté ce qui suit :
  • Article 1er, le dit Pégot s’oblige par ces présentes à
  • exécuter à l’église de Cardeilhac les travaux ci-
  • après énumérés et détaillés :
  • 1°) Exhaussement de deux mètres vingt
  • centimètres des murs de l’église avec une
  • épaisseur   de   cinquante   centimètre   en
  • ménageant une retraite en dehors.
  • 2°) Exhaussement aussi des murs des deux
  • chapelles ainsi que de leurs arceaux ; lesquels
  • auront l’ogive au quart et seront retournés en
  • brique cuite entremêlée de brique dite barrot
  • pour former l’appareil dans le sens de la largeur
  • des arceaux ; des diverses constructions seront
  • bâties en pierre moellon avec du mortier de
  • chaux et sable de rivière ; la partie de la face du
  • midi et du levant de l’église jusqu’à l’angle du
  • dernier pan coupé du sanctuaire vers le nord
  • auront un parement extérieur en moellon piqué
  • de Saint Marcet sur une épaisseur moyenne de
  • vingt cinq centimètres.
  • 3°) Exhaussement encore de tous les piliers
  • existant jusqu’à la hauteur voulue pour y
  • reposer les arcs doubleaux et les diagonales de la
  • voûte. Ces piliers devront être soigneusement
  • frottés et rejointoyés.
  • 4°) Etablir au sanctuaire cinq ouvertures
  • jumelles avec meneaux et ogives tréflés en style
  • du XIVème siècle, leur pannelage portera une
  • demi colonnette de dix centimètres de diamètre
  • encadrée de deux filets évasés ; ces ouvertures
  • auront six mères de hauteur jusqu’à la base de
  • leurs ogives ; les trois des pans coupés auront
  • des verrières de trente cinq centimètres de
  • largeur et les deux autres venant à la suite des
  • pans coupés auront des verrières de soixante
  • centimètres de largeur , les deux ouvertures des
  • chapelles seront aussi exhaussées d’une manière
  • proportionnelle, c’est à dire de quatre mètres
  • vingt cinq centimètres jusqu’à la base de leurs
  • ogives lesquelles seront triflées aussi et auront le
  • même style que celles du sanctuaires.
  • 5°) Le dit Prégot s’oblige à ouvrir toutes les
  • brèches nécessaires pour établir toutes les
  • nouvelles ouvertures soit au sanctuaire soit aux
  • chapelles comme aussi de démolir avec soin et
  • précaution la pierre de taille des anciennes
  • ouvertures afin d’en profiter pour parfaire les
  • jambages de celles des chapelles celles du
  • sanctuaire seront en pierre de Séglan, enfin le
  • dit Pégot prend aussi à sa charge de descendre
  • et remonter toutes les toitures.
  • Article 2, le dit Gieures à son tour s’engage à
  • construire la nouvelle voûte de l’église ainsi que
  • les voûtes des deux chapelles suivant le pur style
  • gothique ; les arcs doubleaux auront par
  • conséquent l’ogive au tiers point et seront à
  • talon renversé avec une gorge et un filet ; les
  • diagonales seront avec nervures à gorge ; aux
  • angles ; au fond de l’église, il sera construit deux
  • colonnettes  ayant  quinze  centimètres  de
  • diamètre pour appuyer les diagonales de la
  • dernière travée ; ces colonnettes profileront avec
  • les autres piliers.
  • Aux angles des chapelles, seront établies quatre
  • colonnettes remontées de leurs chapiteaux (style
  • gothique).
  • Les arceaux des chapelles du côté de la nef de
  • l’église auront un chanfrein de dix centimètres
  • de face, surmonté d’une moulure et d’un filet en
  • forme d’archivolte, toutes les voûtes seront
  • ornées de culs de lampe sculptés et suivant le
  • même style, elles seront construites en tuiles
  • creuses, petite et grande dimension.
  • Les arcs doubleaux et les diagonales seront
  • construits en tuilette. Tous les murs de l’église et
  • des chapelles auront leurs parements intérieurs
  • plâtrés à deux couches de plâtre, l’intrados de la
  • voûte recevra également deux couches.
  • Le dit Gieures s’engage à démolir la portion de
  • voûte commencée. (…) »
  • 15 Mai 1880 – Devis de travaux
  • supplémentaires  pour  le  para-
  • chèvement de l’église de Cardeilhac,
  • dressé par l’architecte Terrade.
  • (AD – cote 2O108-3 – fichier IMG 655)
  • « Par décision du 16 octobre 1879, la commune
  • de Cardeilhac a été autorisée à exécuter par
  • voie de régie divers ouvrages pour parachever
  • son  église,  ces  travaux  sont  en  cours
  • d’exécution.
  • La municipalité, afin de compléter cet édifice
  • suivant son caractère primitif, a décidé de
  • couronner les murs par une corniche, de
  • régulariser   quant   aux   dimensions,   les
  • ouvertures, de faire retailler les colonnes et
  • chapiteaux préparés il y a 7 ou 8 ans, enfin, de
  • placer un carrelage en brique à l’intérieur.
  • D’un autre côté, la toiture est en mauvais état et
  • nécessite l’emploi d’une certaine quantité de
  • tuile et de latte feuille.
  • Ces ouvrages dont l’utilité ne saurait être
  • contestée donneront lieu à la dépense ci-après :
  • Corniche église,
  • Id. chapelle
  • Toiture,
  • Dalle en fer blanc et tuyaux de descente,
  • Dépose et pose à nouveau de 12 colonnes,
  • Taille de ces colonnes,
  • Chapiteaux,
  • Fourniture de trois ouvertures,
  • Taille de trois ouverture,
  • Carrelage,
  • A déduire la maçonnerie ordinaire portée dans
  • le premier devis et devenue inutile par la pose
  • de la corniche 18 m3 (…). »
  • 30 Avril 1881 – Décompte des
  • travaux exécutés par les tacherons
  • Pégot et Gieures, suivant un traité de
  • gré à gré intervenu entre ces derniers
  • et M. le Maire de Cardeilhac le 27
  • mars   1880,   et   un   devis
  • supplémentaire approuvé par M. le
  • Préfet le 17 novembre suivant.
  • (AD – cote 2O108-3 – fichier IMG 647)
  • « 1°) Maçonneries exécutées conformément au
  • indications du traité (…)
  • 2°) Plâtrerie, voûte en brique, enduits en plâtre,
  • compris dans le traité de gré à gré (…)
  • Travaux prévus au devis supplémentaire :
  • Corniche en pierre de taille,
  • Toiture 46 m2,
  • Dépose et pose « à nouveau de 12 colonnes »
  • Taille de ces colonnes,
  • Chapiteaux (12),
  • Fourniture de 3 ouvertures,
  • Taille de ces ouvertures,
  • Carrelage,
  • Dalles en fer blanc et tuyaux de descente,
  • A déduire : maçonnerie ordinaire comprise dans
  • le traité de gré à gré remplacée par la corniche
  • 18 m3 (…). »
  • 5 Avril 1882 – Décompte général
  • définitif des travaux de restauration
  • de l’église de Cardeilhac dressé par
  • Le Conseil,
  • l’architecte  Terrade  de  Saint-
  • Gaudens.
  • (AD – cote 2O108-3 – fichier IMG 646)
  • « L’architecte soussigné certifie que les ouvrages
  • exécutés par les sieurs Pégot et Gieures pour la
  • restauration de l’église de la commune de
  • Cardeilhac (…) se portent suivant règlement de
  • comptes en procès-verbal de réception définitive
  • du 30 avril 1881 à la somme de 10 665,47 f
  • (…). »
  • 17 Avril 1889 – Extrait de la
  • monographie communale, réalisée
  • par M. Lafuste, instituteur  à
  • Cardeilhac.
  • (AD – cote BH_br 149 – fichier 017)
  • « V – Monuments anciens
  • 1°) Château et Eglise
  • Sous leur domination et vers 1634, les anciens
  • seigneurs firent construire un beau château qui
  • est aujourd’hui démoli. L’église fut construite à
  • cette même époque ainsi que l’indique une
  • pierre de la façade où on lit l’inscription
  • suivante : (ANO DMI 1634 ET DIÉ 30 MAY)
  • « année du seigneur 1634 et le jour 30 Mai » ; la
  • porte de la façade est en style gothique ; elle fut
  • enlevée de la place qu’elle occupait lors de la
  • restauration de l’église en 1869, mais on doit la
  • remettre au clocher lorsqu’on le construira.
  • 2° Autels votifs
  • Le village de Cardeilhac possédait deux autels
  • votifs que nous allons décrire. Ils avaient été
  • encastrés dans les maçonneries de l’ancienne
  • église construite en 1634 ; ils en furent retirés en
  • 1869, lors de la restauration de cet édifice. Ne
  • sachant que faire de ces deux petits monuments
  • romains, la municipalité de Cardeilhac les offrit
  • au Musée de Toulouse, gratuitement, à la seule
  • condition  que  l’administration  du  Musée
  • paierait les frais de transport ; l’administration
  • répondit qu’elle accepterait les deux pierres si
  • on lui remettait en franchise de port et non
  • autrement. Ces autels votifs déposés au bas d’un
  • escalier, dépérissaient lorsqu’ils furent visités en
  • 1880 par Monsieur Sacaze, avocat à St
  • Gaudens, qui a publié d’importants travaux sur
  • les inscriptions romaines du Département de la
  • Haute-Garonne. Le maire de Cardeilhac,
  • Monsieur le Docteur Debernat, ancien sous-
  • préfet de St Gaudens, fut heureux de placer en
  • bonnes mains ces deux pierres et il les donna à
  • Monsieur Sacaze qui ne consentit à les accepter
  • qu’en échange d’un don qu’il ferait lui-même à
  • l’école  communale  des  garçons.  Et,  en
  • conséquence,   Monsieur   Sacaze   nous   a
  • généreusement donné une belle collection
  • minéralogique du prix de cinquante francs et les
  • tableaux d’histoire naturelle de Deyrolle, du
  • prix de quarante francs, sommes de beaucoup
  • supérieure à la valeur des objets dont il s’agit.
  • A notre demande, Monsieur Sacaze nous a
  • remis une copie exacte de ces deux inscriptions.
  • La première est ainsi conçue :
  • SEMBVS
  • VRIASSI.F
  • ABELLION
  • NI.DEO
  • V.S.L.M.
  • Lecture : Sembus, Uriassi filius, Abellionni Deo,
  • votum solvit libens merito.
  • Traduction : « Au dieu Abellion, Sembus fils
  • d’Uriassus, acquitte son vœu avec empressement et
  • reconnaissance ».
  • Voici l’autre inscription :
  • ARPENINO
  • DEO
  • BELEX.BE
  • LEXCONIS.F
  • V.S.L.M
  • Lecture : Arpenino deo, Belex, Belexconis filius,
  • votum solvit libens merito.
  • Traduction : « Au dieu Arpeninus, Belex fils de
  • Belexcon, acquitte son vœu avec empressement et
  • reconnaissance ».
  • Ces deux autels votifs sont en marbre blanc de
  • St Beat. Il prouvent que la localité de
  • Cardeilhac a une existence fort ancienne,
  • puisqu’elle remonte à l’époque romaine et à un
  • temps où le paganisme régnait encore chez
  • nous.
  • Un tumulus semblerait exister au lieu dit de
  • Lassalasse sur une éminence de terrain. Il n’y a
  • jamais été fait de fouilles. »
  • 13 Octobre 1889 – Extrait du
  • registre des délibérations du conseil
  • municipal de Cardeilhac.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 282)
  • « M. le Maire dit au conseil « ainsi que vous
  • vous en êtes déjà aperçu Messieurs, la vieille
  • porte gothique de la façade latérale de l’église
  • est replacée ; il s’agit maintenant d’en fermer
  • l’ouverture par deux battants en bois. Il faut
  • propose donc, afin de stimuler toutes lesencore consolider un contrefort qui s’est affaisséà sa base à l’endroit où la maçonnerie n’a étéque juxtaposée à la vieille muraille, enlever lesterres des fouilles des chapelles et sacristies, etcurer le fossé au nord de l’église afin de faciliterl’écoulement des eaux croupissantes qui rendenthumide l’intérieur de l’édifice.
  • proposées par M. le Maire, vu l’état détaillé des
  • travaux en question dressé ce jourd’hui par M.
  • le Maire, approuvé ledit état et vote la somme
  • de trois cents francs pour parer à la dépense,
  • somme qui sera prise sur les fonds livres de la
  • commune. »
  • Etat des travaux des réparations à faire à
  • l’église de Cardeilhac pour être annexé à la
  • délibération municipale de ce jour.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 284)
  • « 1°) Valeur du bois nécessaire à la confection
  • des ouvrants de la vieille porte gothique,
  • 2°) Confection et mise en place des battants de
  • cette porte,
  • 3°) Valeur des ferrures nécessaires,
  • 4°) Etayage pour la démolition du contrefort,
  • 5°) Démolition du même contrefort,
  • 6°) Fondations avec 3 1/3 mètres cubes de
  • béton,
  • 7°) Reconstruction de 5 2/3 mètres cuves de
  • contreforts,
  • 8°) Déblayage de 45 mètres cubes de terre,
  • 9°) Curage du fossé nord de l’église.
  • 11 Novembre 1889 – Décompte des
  • travaux réalisés par M. Pégot et M.
  • Dedieu, entrepreneurs.
  • (AD – cote 2O108-3 – fichier IMG 571)
  • 1°) Fourniture de bois pour les ouvrants de
  • l’ancienne porte replacée,
  • 2°) Confection et mise en place des ouvrants de
  • cette porte,
  • 3°) Valeur des ferrures nécessaires,
  • 4°) Etayage pour la démolition du contrefort,
  • 5°) Démolition du même contrefort,
  • 6°) Fondations avec 3 1/3 m3 de béton,
  • 7°) Reconstruction de 5 2/3 m3 de contrefort,
  • 8°) Déblayage de 45 m3 de terre,
  • 9°) Curage du fossé nord de l’église.
  • Mise en place à la face latérale de l’église d’une
  • ancienne porte gothique :
  • 1°) Ouverture à la muraille,
  • 2°) Etayage après démolition,
  • 3°) Etude et numérotage des pierres,
  • 4°) Taille de pierres supplémentaires,
  • 5°) Fourniture de ces pierres,
  • 6°) Fourniture de chaux hydraulique,
  • 7°) Fourniture de 2 m3 de sable,
  • 8°) Pose et maçonnerie,
  • 9°) Ravalement de la porte,
  • 10°) Fourniture de 10 kg de ciment,
  • 11°) Plâtrage, fourniture et travail. »
  • 1890 – Décompte de travaux réalisés
  • à la sacristie, par MM. Dedieu,
  • plâtrier, Dupin, tuilier,  Fraisse,
  • ferblantier, Beauville, charpentier,
  • Danos, entrepreneur.
  • (AD – cote 2O108-3 – fichier IMG 558 et suivants)
  • « – Plâtrage des murs de la sacristie, 60 m2,
  • – 16 m2 de plafonds,
  • – 16 m2 de moulures,
  • – Envoyé pour l’église 100 briques dites de 4 ;
  • – Fourni pour les sacristies de l’église 26 m de dalles et
  • tuyaux et mise en place.
  • – Réparation à une cloche,
  • Fermeture de l’église avec planches à un mur non
  • achevé,
  • – Fourniture de planches, boulons, chevilles.
  • Achèvement de la sacristie du Nord :
  • – Equarrissage et pose de poutrelles,
  • – Fourniture d’un châssis,
  • – Taille et pose de 2,50 m de corniche,
  • – Taille de la fenêtre,
  • – 15 m2 de lames pour le plancher,
  • – 16 m2 de passe-postille,
  • – Cadre de la fenêtre. »
  • 10 août 1890 – Extrait du registre
  • des   délibérations   du   conseil
  • municipal de Cardeilhac.
  • (AD – cote 2O108-3 – fichier IMG 568)
  • « (…) M. le Maire présidant l’assemblée dit au
  • conseil : « La   commune   demande   depuis
  • longtemps la construction du clocher que les
  • municipalités qui se sont succédées n’ont jamais
  • osé   entreprendre,  parce   qu’une   somme
  • suffisante ne s’est jamais trouvée en caisse. Mais,
  • ajoute-t-il, vous savez que vos devanciers ont
  • élevé un beau vaisseau d’église bien mieux avec
  • les dons et les prestations volontaires qu’avec les
  • ressources pécuniaires de la commune. En ce
  • moment, nous n’avons, il est vrai, qu’environ
  • 1800 f en caisse, somme bien insuffisante pour
  • Boué, architecte.un pareil travail. Cela ne doit pas nous empêcher de commencer notre œuvre. Je vous
  • volontés, de voter une somme de trois cents
  • francs pour creuser les fondations selon le plan
  • approuvé et pour les combler de béton,
  • préférable à la maçonnerie en moellons pour
  • soutenir une masse considérable. »
  • 20  Juillet 1891    Projet de
  • construction d’un clocher établi par
  • (AD – cote 4V15-3 – fichiers IMG 1090 et suivants)
  • « Titre 1 – Utilité de la construction
  • La commune de Cardeilhac possède une église
  • gothique   spacieuse,   élégante   et   d’une
  • construction riche et solide, parachevée dans ces
  • dernières années avec règle et méthode, grâce
  • aux sacrifices des habitants.
  • On n’a que le regret d’y constater qu’elle est
  • dépourvue de clocher et que les cloches sont
  • suspendues à un échafaudage en plein air, sur la
  • plate-forme du sol qui s’étend en avant de
  • l’église vers le sud-ouest. Cet état de détresse est
  • pénible pour la commune qui désire ardemment
  • construire un clocher non seulement pour
  • arriver à l’achèvement de l’édifice, mais surtout
  • afin de donner satisfaction à un intérêt général
  • très marqué et fort en souffrance. On sait en
  • effet que la commune de Cardeilhac étant très
  • étendue et ayant la plus grande partie de ses
  • habitations disséminées sur un sol très accidenté,
  • plusieurs dans des vallons profonds, il est une
  • nécessité absolue que la sonnerie des cloches soit
  • placée sur un point assez élevé pour que les sons
  • soient  facilement  portés  dans  toutes  les
  • directions et puissent avertir chaque paroissien
  • de l’heure des offices, ce qui ne peut avoir lieu
  • en l’état actuel.
  • Aussi tous les habitants de la commune sont-ils
  • impatients d’arriver à la construction de leur
  • clocher et de plus disposés à s’imposer tous les
  • sacrifices pour y arriver.
  • C’est dans ce but que l’architecte soussigné a été
  • chargé de dresser les présents projets et devis.
  • Titre II – Description des ouvrages
  • Le clocher dont le plan est ci-annexé sera élevé
  • sur l’axe ouest de l’église à laquelle il sera
  • adapté. Son emplacement sera pris à raison de
  • un mètre trente centimètres sur le mur de face à
  • cette orientation de ladite église, mur qui sera
  • démoli jusqu’au sol et le surplus sur le terrain nu
  • en avant de ce mur.
  • La démolition de ce mur de face de l’église est
  • commandée, non seulement pour trouver la
  • facilité de donner à la construction nouvelle les
  • dispositions prévues à l’intérieur de l’église et y
  • établir les contreforts indispensables à la solidité,
  • mais surtout afin d’éviter les inconvénients du
  • tassement inégal qui ne manquerait pas de se
  • produire si on l’utilisait pour lui faire supporter
  • une partie de la surcharge d’élévation.
  • Le clocher de composera d’une tour carrée
  • principale s’élevant d’abord à une hauteur de
  • treize mètres cinquante centimètres avec une
  • longueur de huit mètres dix centimètres à la
  • base et de sept mètres à son extrémité flanquée
  • de deux tourelles qui se termineront en terrasse
  • à une hauteur de dix mètres. Au-dessus, un
  • étage de deux mètres quatre-vingts centimètres
  • de hauteur destinés à recevoir l’horloge, et sur
  • une autre élévation de sept mètres, le beffroi sur
  • lequel s’élèvera la flèche qui aura quinze mètres
  • de haut, y compris le fleuron qui la terminera.
  • En sorte que le clocher aura une hauteur de
  • trente neuf mètres trente centimètres et les
  • cloches seront placées à une hauteur de vingt
  • quatre mètres environ.
  • Aux quatre angles de la tour principale qui sera
  • surmontée d’une galerie, s’élèveront quatre
  • clochetons de cinq mètres quarante centimètres
  • de hauteur.
  • Sur la façade Ouest, s’ouvriront la porte
  • principale d’entrée, une belle fenêtre gothique
  • géminée, la rosace destinée à recevoir l’horloge
  • et au-dessus une des quatre fenêtres gothiques
  • géminées qui ornent le beffroi.
  • Les tourelles latérales destinées l’une aux fonds
  • baptismaux et l’autre à l’escalier de la tribune et
  • du clocher seront éclairées chacune par deux
  • baies gothiques.
  • Enfin, sur un point midi de la base de la flèche,
  • s’ouvrira une petite porte qui donnera accès à la
  • galerie qui circonscrit ladite flèche.
  • A l’intérieur de l’église, s’ouvriront deux portes
  • latérales pénétrant dans les tourelles et une
  • ouverture gothique de deux mètres soixante
  • centimètres de large sur quatre mètres quarante
  • centimètres de hauteur destinée à une tribune et
  • et qui sera bâtie en pierres de taille.
  • Titre III – Description des travaux
  • Les fouilles des fondations se feront jusqu’au
  • fond et auront un mètre vingt centimètres
  • d’épaisseur. Elles seront remplies de maçonnerie
  • de moellons posés à la main sur bain de mortier
  • à chaux hydraulique, refluant dans les joints et
  • soigneusement garnis avec des débris posés à la
  • main et tassés.
  • Les seuils et marches seront en pierre dure et on
  • pratiquera les feuillures nécessaires pour le
  • battement des ouvertures. Chaque seuil et
  • chaque  marche  seront  engagés  sous  les
  • montants des ouvertures au moins de vingt
  • centimètres et auront une largeur, les seuils de
  • trente centimètres et les marches de quarante
  • centimètres.
  • A partir du niveau du dallage, l’épaisseur des
  • murs sera de un mètre pour être réduite à une
  • hauteur de treize mètres cinquante centimètres
  • de vingt centimètres, par deux retraits de dix
  • centimètres dont l’un intérieur et l’autre
  • extérieur. Cette épaisseur se composera de la
  • partie intérieure comprenant la maçonnerie à
  • moellons et mortier hydraulique et de la partie
  • extérieure construite en moellons piqués en
  • harmonie avec les parements de l’église et dont
  • les joints seront soigneusement garnis de fonts
  • en mortier hydraulique.
  • Les plus petits de ces moellons auront au moins
  • deux centimètres cubes. Leur pénétration dans
  • le mur aura une moyenne de trente centimètre
  • et sera faite alternativement avec des carreaux
  • de vingt centimètres et de quarante centimètres
  • posés suivant leur lit de carrière. La hauteur des
  • assises pourra varier, mais la maçonnerie de
  • remplissage devra toujours venir affleurer le
  • plan supérieur du voussoir en pierre pour que
  • l’assise  supérieure  repose  dans  toute  sa
  • pénétration sur une couche solide et une forme.
  • La partie intérieure de la tour sera élevée en
  • maçonnerie ordinaire ainsi que les contreforts
  • intérieurs jusqu’à la toiture pour se terminer au-
  • dessus en moellons piqués à toutes les faces
  • comme le reste. Les murs du beffroi auront
  • quatre vingt centimètres d’épaisseur.
  • Le beffroi sera couronné par une galerie de
  • pierres et à chaque angle s’élèvera un clocheton
  • en pierre de taille à huit facettes avec crochets.
  • Il sera fait sur les corniches du beffroi dans la
  • partie supérieure une rainure pour recevoir une
  • bande de fer de force convenable destinée à
  • conserver la construction.
  • La flèche en octogone reposera sur les quatre
  • murs de la tour et sur quatre consoles intérieures
  • prises en encorbellements successifs à un mètre
  • quatre-vingts centimètres, en contrebas de la
  • première assise de l’octogone, les consoles et les
  • murs seront construits simultanément par assises
  • occupant l’entier périmètre.
  • La flèche sera élevée en moellons de pierres
  • piquées par assises en rapport avec les
  • parements de l’église et ayant quarante cinq
  • centimètres de pénétration à leur origine pour
  • finir à trente centimètres. Le sommet sera
  • couronné par un fleuron en pierre et les arêtes
  • en seront ornées de crochets sculptés.
  • Les tourelles latérales seront construites de la
  • même façon que la tour, maçonnerie ordinaire
  • à   l’intérieur,   et   avec   moellons   piqués
  • extérieurement. Elles seront terminées par une
  • galerie sur voûtes bâties en briques réfractaires
  • avec dessus solidement cimenté.
  • Le portail d’entrée sera fait en bois de chêne de
  • châtaignier avec cadre et traverses de douze
  • centimètres de largeur sur cinq centimètres
  • d’épaisseur. Le travail sera solide, établi sur du
  • bois sans nœud et suivant les règles de l’art. Il
  • sera posé de fortes pentures à angle droit et une
  • serrure solide. Il sera peint à trois couches. La
  • rosace et les fenêtres de la façade tant de la tour
  • que des tourelles, seront vitrées en verre de
  • couleur avec châssis en fer et grillage galvanisé.
  • Les quatre ouvertures géminées du beffroi
  • seront garnies d’abat-sons en chêne à lames de
  • vingt   centimètres   de   largeur   sur   trois
  • centimètres d’épaisseur, fixées sur cadre en
  • chêne de cinq centimètres d’épaisseur et peintes
  • à l’huile à trois couches.
  • Les portes des tourelles et le balcon de la tribune
  • seront en fer.
  • Les planchers de la tribune ainsi que celui du
  • beffroi se composeront de poutrelles de nerva de
  • vingt-deux centimètres de tombée avec huit
  • centimètres d’épaisseur enfoncées de quarante
  • deux centimètres. Les planchers seront en bois
  • de nerva rouge ou en pichepin de trente cinq
  • millimètres d’épaisseur assemblées à rainure et
  • baguettes et jointées sur joint au droit de chaque
  • poutrelle : leur largeur sera de dix à quinze
  • centimètres. La pointe de la flèche sera faite en
  • bois de chêne avec jet d’eau et fichée sur cadre
  • en chêne avec châssis et encadrement extérieur
  • destinés à repousser l’eau pluviale.
  • La charpente pour la sonnerie des cloches sera
  • faite en bois de chêne sans nœud, de dimensions
  • suffisantes et parfaitement équarri et travaillé
  • avec mortaises et tenons suivant les règles de
  • l’art.
  • L’escalier de la tourelle sera fait en bois de
  • peuplier  du  pays  de  quatre  centimètres
  • d’épaisseur pour les marches et de vingt cinq
  • millimètres pour les contremarches avec limons
  • en bois d’ormeau de six centimètres d’épaisseur
  • sur courbe ou pivot comme l’imaginera
  • l’architecte. Les chéneaux ou gargouilles seront
  • en zinc de force suffisante ainsi que les tuyaux
  • de descente. Il sera établi un paratonnerre de
  • force suffisance avec …
  • Titre IV : Provenance des matériaux
  • Toute la pierre à employer tant pour la
  • maçonnerie ordinaire que pour les parements
  • ou moellons piqués, les ouvertures et les
  • corniches sera extraite des carrières de M.
  • Dubernat à Cardeillac, au quartier de l’An…
  • Les balustrades du beffroi et des tourelles seront
  • aussi faites avec cette même pierre à moins
  • d’impossibilité absolue, auquel cas elles se
  • feraient en pierre de Seiglan ou d’Arles suivant
  • l’indication de l’architecte.
  • La chaux hydraulique sera prise au bazar,
  • moulue et tamisée et sera employée fraiche. Le
  • sable proviendra de la Save et sera lavé avant
  • emploi s’il y a utilité.
  • Titre V : Ordre d’exécution
  • Les pierres seront taillées sur le chantier après
  • avoir été soigneusement choisies. Celles qui se
  • montreraient défectueuse pendant la taille
  • seront repoussées et mises au rebut. Elles seront
  • toujours posées suivant leur lit de carrière et
  • employée sur bain de mortier soufflant pour
  • éviter le contact entre elles et les intervalles
  • seront complétés par des éclats.
  • Les moulures et les arêtes seront taillées au
  • ciseau avant la pose et ragréées sur place au
  • besoin.
  • Le mortier sera fabriqué au fur et à mesure des
  • besoins suivant les règles de l’art. Celui de la
  • veille ne pourra être employé le lendemain.
  • Titre VI : Avant-métré
  • (…)
  • Titre VII : Evaluation des ouvrages
  • 1°) Déblai des fondations,
  • 2°) Maçonnerie ordinaire,
  • 3°) Maçonnerie de moellons piqués,
  • 4°) Pierre de taille,
  • 5°) Crochets et fleurons de la flèche,
  • 6°) Balustrades,
  • 7°) Chainement de la corniche du beffroi pesant
  • 140 kg,
  • 8°) Voutes des tourelles avec ciment,
  • 9°) Planchers de la tribune et du beffroi,
  • 10°) Escalier de la tribune et du clocher, 40
  • marches ;
  • 11°) Echelle du beffroi à marches ouvertes,
  • 12°) Porte d’entrée principale ferrée et jointe
  • avec deux serrures doubles,
  • 13°) Abat-sons des quatre ouvertures du beffroi,
  • 14°) Grand vitrail avec grille pour la fenêtre
  • géminée de la façade principale,
  • 15°) Quatre petits vitraux pour les baies des
  • tourelles,
  • 16°) Portes en fer des tourelles, deux pesant 80
  • kilogrammes chacune,
  • 17°) Balustrade de la tribune 80 kg,
  • 18°) Porte de la flèche,
  • 19°) Charpente des cloches (3 m3 de bois),
  • 20°) Chéneaux et gargouilles ,
  • 21°) Paratonnerre avec puits,
  • 22°) Echafaudages généraux.
  • Il y a lieu de remarquer que la base de l’édifice
  • prévu est déjà édifiée à une hauteur de un mètre
  • au-dessus du sol et que la commune possède sur
  • place la quantité de cent mètres cubes de
  • moellons ordinaires et cinquante mètres cubes
  • de moellons piqués, le tout en excellente qualité.
  • Titre VIII : Sous-détail
  • (…)
  • Titre VIII : Cahier des charges
  • Art. 1) Les travaux seront divisés en deux
  • parties.
  • La première comprendra toute la construction
  • jusqu’à la flèche qui serait remplacée, au cas de
  • l’ajournement de son édification, par une toiture
  • provisoire en bois de chêne et tuile ordinaire,
  • évaluée à 200 f.
  • Les travaux de cette première partie étant
  • prévus au devis pour une somme de 18 928 f
  • (…).
  • La seconde partie comprendrait :
  • La flèche prévue pour 2147 f,
  • Le fleuron et les crochets évalués à 600 f ,
  • Les clochetons prévus pour 9 m 408 à 385 f,
  • La galerie qui surmonte le beffroi à la base de la
  • flèche,
  • Le paratonnerre prévu pour 900 f,
  • La partie de l’échafaudage à ce appliqué,
  • (…). »
  • 9 Avril 1892 – Lettre du Sous-Préfet
  • de Saint-Gaudens au Préfet de Haute-
  • Garonne.
  • (AD – cote 4V15-3 – fichier IMG 0163)
  • « J’ai l’honneur de vous transmettre le projet deconstruction  du  clocher  de  l’église  deCardeilhac. Cette église qui est dépourvue declocher et dont les cloches sont suspendues à unéchafaudage en plein air est d’un effabsolument  disgracieux.  Aussi,  le  conseilmunicipal a-t-il décidé la construction d’unclocher (…). »
  • 2 avril 1893 – Extrait du registre des
  • délibérations du conseil municipal de
  • la commune.
  • (AD – cote 4V15-3 – fichier IMG 568)
  • « (…) M. le Maire soumet à l’examen de tous les
  • membres précités les observations formulées par
  • le ministre des Beaux-Arts au sujet d’une
  • demande de subvention pour les travaux de
  • construction du clocher, observations qui se
  • trouvent insérées dans une lettre adressée le 22
  • décembre 1892 par M. le Sous-Préfet de Saint-
  • Gaudens et prie lesdits membres de délibérer
  • sur les solutions qu’il y a lieu d’adopter en
  • présence desdites observations.
  • 1°) Suppression des annexes placées à droite et à
  • gauche du clocher. Les membres de l’assemblée
  • regrettent de ne pouvoir donner suite à ce
  • premier avis, attendu qu’à l’heure actuelle, les
  • tourelles se trouvent presque entièrement
  • édifiées et qu’il ne reste que la corniche et la
  • balustrade à poser. Ils croient cependant devoir
  • faire observer que ces annexes sont presque
  • indispensables tant sous le rapport de leur aspect
  • que sous celui des économies à réaliser.
  • 2°) La suppression de la balustrade et des
  • pinacles. Cette observation étant étroitement
  • liée à la précédente et à celle qui suit, la solution
  • de celle-là dépendra de celle-ci.
  • 3°) Simplification de la flèche et étude plus
  • sérieuse de sa construction. Cette double
  • observation formulée avec quelque raison par la
  • seule vérification des premières pièces jointes à
  • la demande de secours est réduite aujourd’hui
  • par suite de nouvelles études faites et que nous
  • avons l’honneur de soumettre à l’examen de M.
  • le Ministre à une seule, savoir : simplification de
  • la flèche.
  • Le conseil, en raison de l’abondance des
  • matériaux de bonne qualité aux environs des
  • lieux de construction n’est pas d’avis de
  • substituer le bois et l’ardoise à la pierre. Quant à
  • la suppression des sculptures (crochets, boudins
  • d’angles, etc) il pense que l’économie en
  • résultant serait inappréciable au point de vue du
  • bon effet détruit.
  • 4°) Produire une coupe du clocher. Satisfaction
  • étant largement donnée à l’avis exprimé, le
  • conseil municipal décide de passer au suivant.
  • 5°) Etudier le beffroi et en donner le détail, il
  • n’est point constructible tel qu’il est indiqué. De
  • l’avis de l’architecte adjoint, c’est du contenant
  • et non du contenu qu’il est question. La
  • nouvelle étude faite donnant satisfaction au
  • désir exprimé, les membres de l’assemblée osent
  • espérer que les nouveaux travaux projetés
  • seront agréés par le comité des édifices
  • diocésains.
  • 6°) Du reste, la commune aurait intérêt à
  • s’adresser à un architecte compétent, le projet
  • présenté dénotant chez son auteur une grande
  • inexpérience des règles de la construction.
  • L’assemblée municipale de Cardeilhac n’a pas
  • attendu le communiqué de ce conseil de M. le
  • Ministre pour prendre les mesures nécessaires,
  • afin d’assurer la bonne exécution des travaux
  • ainsi que leur parfaite stabilité. Il a en
  • conséquence prié un architecte adjoint agréé
  • par l’auteur du premier projet comme son
  • représentant autorisé, de combler les lacunes qui
  • existaient au devis de rendre les dessins
  • parfaitement saisissables et exécutables (…). Il
  • ne peut aujourd’hui qu’exprimer le regret avec
  • son  architecte  adjoint  d’avoir  obligé  la
  • commune à accepter la saillie exagérée des
  • contreforts de face et latéraux qui avaient été
  • construits avant l’approbation régulière du devis
  • des travaux, mais, somme toute, ces dimensions
  • exagérées ne peuvent que donner plus de
  • stabilité à l’édifice et le conseil pense que c’est là
  • une légère faute. »
  • 24 Avril 1896 – Note de l’architecte
  • Castex relative au changement de
  • pierre à utiliser pour la construction
  • du clocher.
  • (AD – cote 4V15-3 – fichier IMG 062)
  • « Sous la date du 22 mars 1895, l’architecte
  • soussigné ayant été nommé par M. le Maire de
  • Cardeilhac pour faire continuer les travaux du
  • clocher de cette commune (travaux que M.
  • Boué de Ciadoux a conduit jusqu’à l’étage du
  • beffroi, c’est-à-dire à 1,25 m au-dessus du
  • niveau du seuil des fenêtres de cet étage) le
  • soussigné en les faisant reprendre à ce point est
  • d’avis, ainsi qu’il l’a mentionné dans le projet
  • supplémentaire dressé par lui sous la date du dix
  • juillet 1895 et sur lequel le conseil général a
  • alloué une subvention de 1500 francs, que la
  • pierre de taille de la corniche du beffroi,
  • clochetons d’angle, panneaux de la flèche,
  • crochets, arêtiers, soit prise dans les carrières de
  • Seglan ou de Furne et non dans la carrière de
  • Cardeilhac, attendu que cette dernière étant
  • presque épuisée est impropre pour les ouvrages
  • dont il s’agit. »
  • Décision validée par le Conseil Municipal et
  • soumise au Préfet le 5 mai 1896.
  • 14 décembre 1896 – Arrêté du
  • conseil de Préfecture de Haute
  • Garonne (contentieux financier entre la commune
  • et l’architecte Boué, qui a démissionné en juillet
  • 1894 pendant la construction du clocher « à la
  • hauteur de 17 m 70, c’est-à-dire à 1,25 m au-
  • dessus du niveau du seuil des fenêtres du beffroi »)
  • (AD – cote 2O108-3 – fichier IMG 582 et suivants
  • et  gigantesque  clocher.  Ces  hommes  se
  • renvoyèrent bientôt les torts et disparurent
  • progressivement de la scène.
  • 4 Mai 1898 – Lettre du Ministre de la
  • Justice et des Cultes au préfet de
  • Haute-Garonne.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 0036)
  • « M. le Préfet,
  • J’ai soumis au comité des édifices diocésains et
  • paroissiaux    la    demande    de    secours
  • supplémentaire formé pour l’achèvement du
  • clocher de l’église de Cardeilhac. Dans ma
  • décision du 17 janvier 1893 qui allouait pour les
  • travaux dont il s’agit un secours de 5000 francs,
  • il était recommandé aux intéressés de simplifier
  • le couronnement des deux annexes par la
  • suppression de la balustrade et de tenir compte,
  • autant que possible, des observations de ma
  • dépêche du 19 décembre précédent relative à la
  • modification de la flèche et de la construction
  • du beffroi.
  • Or, il résulte de l’examen des pièces du dossier
  • que les conseils donnés n’ont pas été suivis :
  • notamment, la balustrade des annexes n’a pas
  • été supprimée et le projet de flèche comporte
  • toujours des crochets, des pinacles et une
  • balustrade.
  • Dans ces conditions, je ne puis que laisser aux
  • intéressés   la   responsabilité   entière   des
  • mécomptes qu’ils éprouvent aujourd’hui et je
  • vous renvoie ci-joint le dossier de cette nouvelle
  • demande de secours à laquelle douleurs, la
  • modicité des crédits portés au budget des cultes
  • et  les  nombreux  besoins  qui  me  sont
  • journellement signalés ne me permettent pas de
  • donner suite. »
  • 25 juin 1898 – Extrait du registre des
  • délibérations du conseil municipal de
  • la commune.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 0015)
  • « (…) M. le Président (de séance) fait à
  • l’assemblée un résumé succinct des dépenses du
  • clocher : Avec un premier emprunt de dix mille
  • francs et les charrois volontaires, on devait faire
  • totalement le clocher. La tour à moitié faite, on
  • contracte un nouvel emprunt de cinq mille
  • francs, mais cette fois, bien suffisants disait-on.
  • Les hommes clairvoyants ne tardèrent pas alors
  • à s’apercevoir des mystifications indignes dont
  • on était l’objet de la part d’un curé et d’un
  • architecte conduisant la commune à la ruine
  • En reprenant la direction des affaires, d’où l’on
  • nous avait momentanément écartés, nous avons
  • ensemble décidé que nous ferions au clocher le
  • strict nécessaire pour la suspension des cloches.
  • Cela fait nous avons arrêté les travaux en
  • renvoyant pour un avenir bien lointain environ
  • dix mille francs de pinacles, de balustrades, de
  • sculptures et nous fîmes procéder à la réception
  • des travaux (…) »
  • 1898 – Construction d’un clocher –
  • Décompte ou état des travaux
  • exécutés à compter du 19 juillet 1894.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 0017)
  • « Maçonneries en général
  • Rectangle extérieur du clocher à partir de 1,25
  • m au-dessus du seuil des fenêtres,
  • A déduire rectangle intérieur,
  • A ajouter pour saillies de colonnes et corniches
  • Encorbellements à la base de la flèche
  • Maçonnerie de pierre de taille de Cardeilhac
  • 1°) Colonnes du beffroi,
  • 2°) Montants des fenêtres géminées,
  • 3°) Ogives mesurées à l’extrados,
  • 4°) meneaux
  • 5°) Arcatures sous la corniche
  • 6°) Dernières assises pour passer à l’octogone 4x
  • Maçonnerie de moellons piqués de Cardeilhac
  • Parement extérieur du beffroi côté des fenêtres
  • Maçonnerie de pierre de taille de Seglan
  • (beffroi)
  • Chapiteaux sous la corniche,
  • Corniche du beffroi.
  • Pierre de taille de Seglan et de Furnes pour la
  • flèche
  • Parties inférieures,
  • Parties supérieures, arêtiers, crochets.
  • Pierre de taille de Cardeilhac sur le mur de
  • l’église, consoles ou corbeaux assisés, glacis,
  • tympan d’ogives, portes tourelles du mur fond
  • de la nef.
  • Parements vus de pierre de taille : colonnes du
  • beffroi et angles, ogives et montants de fenêtres
  • géminées, meneaux.
  • Une moitié bouchardée suit,
  • pour la vaine gloire de l’élévation d’un ridicule
  • L’autre moitié layée suit, arcatures, chapiteaux,
  • corniche, encorbellement du mur du fond de
  • l’église,  assises  consoles,  glacis,  parement
  • extérieur de la flèche, parties inférieures,
  • supérieures.
  • Cloison ou voûte à la travée de l’église contre le
  • clocher, arc doubleau, cloisons aux ouvertures
  • du clocher :
  • Au rez-de-chaussée, rosace, à la tribune, porte
  • de la terrasse, sur la porte d’entrée du clocher.
  • Couverture des tourelles :
  • Fers à double T, voûtes en briques, dallage en
  • ciment, plancher sur poutrelles en chêne, croix
  • et amortissement en fonte, paratonnerre et
  • accessoires, fers pour chaînages au pied de la
  • flèche.
  • Parements vus de moellons piqués :
  • Côtés extérieurs du beffroi, sur les ouvertures
  • extérieures, à l’intérieur du beffroi, sur les
  • ouvertures.
  • A ajouter les travaux faits en régie : fourniture
  • de carreaux, chaux, plâtre, planchers et
  • journées. Plus beffroi y compris montage des
  • cloches. »
  • 24 décembre 1899 Extrait du
  • registre des délibérations du Conseil
  • Municipal.
  • (AD – cote 4V15 – fichier IMG 278)
  • « (…) M. le Maire expose que les travaux du
  • clocher   sont   définitivement   réglés   avec
  • l’entrepreneur et l’architecte. Il reste en caisse la
  • somme de 825,65 francs que je propose
  • d’affecter aux travaux les plus nécessaires et les
  • plus urgents de l’édifice.
  • Le Conseil, oui l’exposé de M. le Maire et
  • considérant l’urgente nécessité de faire 1°)
  • placer des abat-sons pour repousser la pluie et la
  • neige (travail retardé faute d’entente sur le choix
  • d’abats-sons en bois ou en ardoise) ; 2°) de faire
  • placer des dalles et larmiers pour assainir
  • l’édifice, 3°) de réparer des planchers pourris
  • aux sacristies et 4°) enfin, de faire une entrée de
  • l’église convenable en faisant disparaître les
  • ravines qui en rendent l’accès difficile.
  • Dans ce but, il approuve le devis(*)de ces travaux
  • dressé à ce jour par Monsieur Lafuste, secrétaire
  • de la mairie. Il fait le choix de Monsieur Savès
  • Augustin pour placer des abats-sons en ardoise
  • dont le travail s’élèvera à la somme de 234,60
  • des abat-sons en ardoise et du ciment nécessaire,
  • le tout faisant une dépense de 150 francs, de M.
  • Tapie, ferblantier à Cassagnabère pour la pose
  • de la ferblanterie s’élevant à la somme de 100
  • francs, de Monsieur Chatenié Victor pour la
  • pose d’un plancher à la sacristie s’élevant à la
  • somme de 100 francs, et de Monsieur Caraoué
  • François maçon pour fourniture et pose du
  • perron s’élevant à la somme de 240,95 francs.
  • Il prie en outre M. le Préfet de vouloir bien
  • autoriser ces travaux et d’approuver le devis ci-
  • joint(*). »
  • (*) Devis (fichier IMG 268) – Abats-sons au
  • clocher – Réparation à l’église et aux sacristies.
  • « 1° Clocher –
  • – 96 ardoises pour abats-sons 0, 65 m * 0,50 m
  • – Ciment 100 kg,
  • –  Transport   de   Bagnères-de-Bigorre  à
  • Cardeilhac,
  • – 40 journées pour faire les entailles sur la pierre
  • pour y placer les ardoises ou abats-sons,
  • – Echafaudages.
  • 2° Eglise et Sacristies –
  • – 25 m de dalles à 2 f l’une mis en place,
  • – Réparations à la toiture des sacristies : zinc,
  • – Réparation : 18 m de plancher en lames de pin
  • à 0,10 m de largeur sur 0,028 m d’épaisseur,
  • – Plâtrage des murs,
  • – Réparation aux portes des sacristies.
  • 3° Entrée extérieure de l’église –
  • – Escalier en pierre dure de six marches ayant
  • 0,38 m de profondeur et 0,18 de hauteur soit 20
  • mètres courants,
  • – Construction d’un mur en pierre moellon le
  • long de l’escalier, soit 2,80 m3,
  • – Recrépissage de ce même mur, soit 7 m 67. »
  • 3 décembre 1933 Extrait du
  • registre des délibérations du conseil
  • municipal de la commune de
  • Cardeilhac.
  • (AD – cote 2054W744 – fichier IMG 530)
  • « (…) Monsieur le maire soumet au conseil
  • municipal :
  • 1°) Le projet de réparations de l’église, dressé
  • par Monsieur Longuefosse, architecte à Saint-
  • Gaudens, qui s’élève à 18 300 francs.
  • 2°) Le traité de gré à gré pour la maçonnerie
  • passé avec Monsieur Danos, entrepreneur à
  • Cardeilhac.
  • francs, de Monsieur Savès Jules pour fournisseur
  • 3°) le traité de gré à gré pour la charpente et la
  • zinguerie,  passé  avec  Monsieur  Eugène
  • Fourment, charpentier à Cardeilhac.
  • Après examen, le conseil municipal approuve :
  • 1°) Le projet des dits travaux comprenant devis
  • descriptif, cahier des charges, bordereau des
  • prix et détail estimatif .
  • 2°) Les traités à passer avec M.M. Danos et
  • Fourment en vue de l’exécution respective des
  • travaux de maçonnerie, de charpente et de
  • zinguerie ; décide que les travaux de plâtrerie
  • qui ne s’élèvent qu’à 1500 francs seront exécutés
  • en régie (…). »
  • 11 décembre 1938 Extrait du
  • registre des délibérations du conseil
  • municipal de la commune  de
  • Devis estimatif des travaux à effectuer
  • pour  réparations  à  l’église  et  au
  • presbytère (AD – cote 2054W744 – fichier IMG 522)
  • « 1 – Eglise
  • Extérieur Nord de l’église :
  • Terrassement pour rigole
  • Béton ;
  • Crépi ;
  • Solin ;
  • Intérieur de l’église :
  • Plâtrerie : reprises enduit pour réparer dégâts
  • commis par l’humidité,
  • Menuiserie : réparer plancher chapelle.
  • Zinguerie : fourniture et pose de gargouilles,
  • descentes, coudes (…).»

  • Cardeilhac.
  • (AD – cote 2054W744 – fichier IMG 522)
  • « (…) Monsieur le Maire rappelle au Conseil la
  • délibération du 17 septembre 38 laquelle a
  • décidé les réparations à faire tant à l’église qu’au
  • presbytère. Il soumet au conseil 1) le projet de
  • réparation à effectuer dressé par M. Danos (…)
  • 2) le traité de gré à gré à intervenir entre la
  • commune et M. Chatenié Victor, charron à
  • Cardeilhac .
  • Après examen, le Conseil municipal approuve le
  • devis estimatif des travaux à effectuer et le traité
  • de gré à gré à passer avec M. Chatenié Victor
  • (…). »
  • Traité de gré à gré pour réparations à
  • l’église et au presbytère (AD – cote 2054W744 –
  • fichier IMG 522)
  • « Entre les soussignés,
  • Monsieur Sarraute Baptiste, agissant en qualité
  • de Maire de la Commune de Cardeilhac, et
  • pour le compte de ladite commune,
  • Et Monsieur Chaténié Victor, charron à
  • Cardeilhac, d’autre part, ont été faites les
  • conventions suivantes :
  • Article 1 : Monsieur Chaténié susnommé et
  • qualifié s’engage par les présentes à exécuter les
  • travaux nécessités par la réparation des dégâts
  • commis par les eaux de pluie au mur nord de
  • l’église et de la chapelle y attenante (…). Lesdits
  • travaux seront exécutés suivant le devis dressé
  • par  M.  Danos  Célestin,  propriétaire  à
  • Cardeilhac   et   conformément   aux   prix
  • mentionnés et dont M. Chaténié a une parfaite
  • connaissance. »
  •  

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